Par Don Benjamin Makolo
Un vent de contestation souffle au sein de l’Organisation Régionale Africaine de Communication par Satellite (RASCOM), une structure placée sous la tutelle du ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC). Un groupe d’agents prestataires a introduit un recours administratif auprès du ministre de tutelle afin de contester ce qu’ils qualifient d’éviction brutale de leurs postes.
Selon les requérants, dont certains cumulent plus de cinq années de service, la surprise a été totale lorsqu’ils ont constaté l’absence de leurs noms sur les listes officielles publiées à la suite d’un récent arrêté. Ce texte aurait procédé à l’engagement de plus de 140 nouvelles unités, entraînant dans le même temps l’exclusion de plus de 30 agents prestataires.
Ces derniers dénoncent une procédure qu’ils jugent irrégulière. « Nous n’avons reçu aucune notification préalable ni la moindre justification administrative concernant notre radiation », affirment-ils dans leur requête. Les agents concernés estiment que cette décision ne cadre pas avec les principes de l’État de droit prônés par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Se prévalant de leur assiduité au travail et de l’absence de toute sanction disciplinaire à leur encontre, ils parlent d’une mesure injuste et demandent le respect des principes fondamentaux du droit administratif congolais.
Dans leur démarche, les plaignants indiquent avoir également transmis leur requête aux plus hautes institutions du pays, notamment à la Présidence de la République et à la Primature. Ils sollicitent la suspension de la décision contestée ainsi que le rétablissement immédiat de leurs droits professionnels.
Pour ces travailleurs, l’enjeu dépasse leur situation individuelle. Ils considèrent leur action comme un appel au respect de l’équité, de la transparence et de la bonne gouvernance au sein de l’administration publique congolaise.