Justice : à l’issue d’une saga judiciaire, l’homme d’affaires Didi Kinwani bat la libanaise Nawal et redevient «seul» propriétaire de ses immeubles !

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Les immeubles de Didace Kinwani sur le boulevard du 30 juin.
Les immeubles de Didace Kinwani sur le boulevard du 30 juin.

Par la Rédaction 

C’est une belle victoire pour l’homme d’affaires congolais déjà «désespéré» après un conflit qui l’oppose devant la justice, depuis quelques années, à la femme d’affaires libanaise Nawal, propriétaire des établissements Nawal Kdouh Entreprenariat (NKE). A l’issue d’un procès en appel, Didi Kinwani obtient réparation après la spoliation de ses immeubles sur base des contrats falsifiés.

La justice a ordonné au conservateur des titres immobiliers de la Gombe, l'annulation de tous les certificats d'enregistrement et actes établis et obtenus en fraude au nom de NAWAL KDOUH ou de tout autre tiers de son chef. Cette expatriée devra payer à Didi Kinwani une bagatelle somme de 2.475.000 USD pour le manque à gagner causé et 2.000.000 USD à titre des frais de réaménagement des lieux.

À l’origine de cette affaire : un immeuble situé sur le boulevard du 30 juin, non loin de la Place Batetela, dans la commune de la Gombe, en plein centre des affaires de Kinshasa. L'homme d'affaires congolais Kinuani Didace avait saisi la justice contre Nawal pour spoliation.

Pour la petite histoire, Kinwani Didace avait un deal avec la Procrédit pour l’érection d’un immeuble dans sa parcelle situé le long du boulevard du 30 juin, dans laquelle il y avait quand même une bâtisse qui lui servait de bureau et de comptoir de liaison de toutes ses activités. Ayant eu vent il ne sait comment de ce deal, Nawel que l’a amenée Pasteur Pépé, est venu lui proposer qu'il pouvait le réaliser avec elle dans un partenariat win-win de 50-50. Kinwani Didace ne savait même pas que c’était un appât.
 
De bon cœur, il a mordu sur l'hameçon.

Après avoir détruit sa  maison, poursuit-il, elle viendra lui dire qu’après l’étude du sous-sol qui a révélé la découverte d’une couche d’eau qui implique des charges financières supplémentaires, elle ne peut l'accorder que 30% au regard des charges de construction qui incombent exclusivement à sa charge. 

"Je n’ai pas discuté malgré que le contrat était déjà signé", relate Didace Kinwani, tout en faisant remarquer que les échéances pour la fin de la construction de ces deux immeubles telles que convenues à 8 mois pour le premier immeuble de trois niveaux et 36 mois pour le deuxième immeuble de 14 niveaux, n’ont pas été respectées par sa partenaire. Ce qui a conduit à la signature d’un autre avenant.

Le diamantaire qui se dit faussement mis en accusation par sa partenaire, renseigne la même source, reproche par contre à celle-ci, non seulement de n’avoir pas respecté les échéances de fin des constructions fixées dans le nouvel avenant signé le 19 octobre 2018 qui prévoyait 8 mois pour le premier immeuble de 3 niveaux et 24 mois pour le deuxième immeuble de 14 niveaux, mais aussi les manœuvres engagées par la libanaise pour changer le certificat d’enregistrement de la parcelle à son insu.

Didace Kinwani indique en effet, à bien lire le deuxième avenant, le premier immeuble devait être fin prêt en juillet 2019 tandis que le second devrait l’être en octobre 2020. Mais sur terrain, aucun de deux ne donne l’air de d’être achevé maintenant. Aussi, était-il convenu dans cet avenant que le certificat d’enregistrement de la parcelle de Didi Kinuani mise grandement en valeur par madame Nawel, ne pouvait être changé qu’après la fin de tous les travaux.

Et de révéler: "Imaginez que ma partenaire est parvenue sur base de la photocopie en couleur de mon certificat d’enregistrement à se faire fabriquer 27 certificats pour les appartements inachevés. Sur un immeuble convenu à 3 niveaux, elle a ajouté deux autres niveaux sans m’en informer. Et quand je lui demande tout ça, elle m’amène en bateau. Quand je lui demande de me dire clairement la hauteur de son apport financier dans notre partenariat, elle en fait un tabou. Face à toutes ces manœuvres pour m’exproprier de ma parcelle, je l’ai traînée devant la justice surtout que l’article 4 alinéa 1 de l’avenant n°002 dont se vantent ses avocats, prévoit la résolution et ce, sans préjudices des dommages et intérêts".

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