Par Patrick Kitoko
Déterminé à garantir la bonne exécution des travaux inscrits dans le programme d’urgence 2025 financé par le gouvernement central, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué une vaste tournée d’inspection à travers plusieurs communes de Kinshasa. Cette mission de terrain, devenue une habitude pour le ministre, s’inscrit dans la vision du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ambitionne de transformer durablement le paysage infrastructurel de la République Démocratique du Congo.
La visite a concerné les communes de Ngaliema, Kintambo, Selembao, Mont-Ngafula et Lemba, avec un objectif clair, évaluer l’évolution des chantiers et s’assurer du respect des normes de qualité.
Première étape à Ngaliema, au niveau du Pont Dag Hammarskjöld sur l’avenue Mondjiba, où le ministre a inspecté les travaux du canal « Lubudi ». Long de 6 kilomètres, cet ouvrage vise à lutter contre les inondations récurrentes et l’ensablement des exutoires. À ce jour, 920 mètres ont déjà été réalisés sous la supervision de l’OVD -Office des Voiries et Drainage-.
À Kintambo, sur l’avenue Lusambo, l’accent a été mis sur le curage urgent de la rivière Makelele. Le ministre a dénoncé les constructions anarchiques qui entravent les travaux et a insisté sur la nécessité de construire un pont reliant Kintambo à Bandalungwa afin de faciliter la mobilité et réduire les risques d’inondations et d’érosion.
Sur l’avenue du Tourisme, les travaux de réhabilitation en chaussée rigide sur 2 kilomètres progressent, malgré quelques défis techniques comme l’écoulement du béton. Le ministre a exigé un strict respect des standards de qualité.
Au camp Munganga, sur l’avenue Regideso, le constat est alarmant; la route menant vers Malweka est en état de délabrement avancé. Le ministre a ordonné sa réhabilitation immédiate, soulignant que « sauver des vies humaines » reste une priorité.
Sur la route Matadi, notamment l’avenue Okito, il a salué la consolidation en béton tout en lançant une mise en garde contre l’occupation illégale des emprises publiques et le dépôt de déchets dans les caniveaux. Un délai de 48 heures a été accordé avant des poursuites judiciaires.
À Selembao, sur les sites de Matondo et Kereth, les travaux de lutte contre l’érosion sur un linéaire de 799 mètres avancent sous la direction de l’entreprise Jin Jin International, mais une accélération a été exigée.
À Mont-Ngafula, les travaux de construction de caniveaux sur l’avenue Makenga (2 km) et la réhabilitation de la route Kimwenza ont permis de rétablir la circulation et de contenir les érosions. Le ministre s’est dit satisfait de l’évolution globale.
Cap sur l’interconnectivité de la capitale
Au-delà des inspections, cette tournée s’inscrit dans une stratégie globale visant à améliorer l’interconnectivité de Kinshasa, avec un accent sur la mobilité et le confort des populations. D’autres sites ont également été visités, notamment,
Mitendi, pour la protection des lignes de la SNEL ; le by-pass Elengesa, pour la maîtrise de l’érosion liée à la rivière Kalamu ;
l’Université de Kinshasa, où 4 km de voirie et des ouvrages d’assainissement sont en cours ; Cogelos, ainsi que les axes Tchad 1 et 2, en cours d’aménagement en routes à deux fois deux bandes.
À l’issue de cette tournée, le ministre a dressé un bilan globalement positif, affirmant que « les travaux évoluent très bien », tout en appelant à maintenir la rigueur dans l’exécution. Ce suivi rapproché s’inscrit dans la dynamique du gouvernement dirigé par Judith Suminwa, qui entend accélérer la modernisation des infrastructures avec l’appui de structures techniques telles que l’OVD, l’Office des Routes, l’ACGT, le Bureau technique de contrôle et le Fonds national d’entretien routier.
Cette tournée confirme la volonté des autorités de faire des infrastructures un levier majeur de développement et de résilience urbaine pour la capitale congolaise.