Par Prosper Buhuru
La question des embouteillages dans la ville de Kinshasa refait surface au sommet de l’État, avec une nouvelle proposition d’infrastructure portée par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza. Lors de la 86ème réunion du Conseil des ministres du vendredi 10 avril, ce dernier a soumis un projet de viaduc baptisé « Baie de Ngaliema », destiné à fluidifier la circulation dans les zones les plus congestionnées de la capitale.
Pensé comme une réponse structurelle à un problème chronique, ce projet vise à réduire la pression sur les principaux axes reliant l’ouest de la ville au centre, notamment vers la Gombe. Depuis plus d’une décennie, ces corridors routiers sont saturés, avec des répercussions directes sur la productivité urbaine et la qualité de vie des Kinois.
Le futur ouvrage, long de 3,5 kilomètres en configuration 2×2 voies, ambitionne de contourner des points noirs bien connus, à l’instar de Kintambo Magasin et de l’axe Kintambo–Boulevard Mondjiba–Socimat. L’objectif est de créer une liaison rapide entre les rocades Nord-Ouest et Nord-Est, tout en offrant une alternative aux itinéraires actuellement engorgés.
Dans sa conception, le tracé partirait de l’avenue du Tourisme, au niveau de l’Hôpital de la Rive, longerait le site de Chanic avant de rejoindre le boulevard Tshiatshi, à proximité de l’hôtel Pullman. L’infrastructure est pensée pour permettre une circulation fluide, avec une vitesse de référence estimée entre 60 et 80 km/h, grâce à des échangeurs et des rampes d’accès contrôlés.
Présidé par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, le Conseil des ministres a pris acte de cette proposition, sans toutefois dévoiler à ce stade les contours financiers du projet ni son calendrier d’exécution.
Si les détails techniques restent à affiner, cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de moderniser les infrastructures urbaines et de désengorger durablement la capitale, où la mobilité constitue l’un des défis majeurs du quotidien.