Eruption volcanique de Nyiragongo: le volcanologue belge, Benoît Smets dédouane le gouvernement congolais

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Par la rédaction

Le volcanologue belge Benoit Smets a, dans une interview accordée à la Radio France internationale (Rfi), balayé d’un revers de la main les rumeurs selon lesquelles le gouvernement congolais ne disposait plus d’assez de moyens pour assurer le bon fonctionnement de l’Observatoire volcanologique de Goma. Présentement à Goma, le volcanologue  évoque le financement de la Banque Mondiale à l’OVG et affirme que cette structure travaille quand-même dans les bonnes conditions.  «Personne n'aurait pu détecter l'éruption du volcan Nyiragongo»

« L’Observatoire avait un projet avec la Banque mondiale, qui lui finançait certaines choses et ce projet s’est juste terminé, mais c’était prévu qu’il se termine. Et donc, c’est vrai que l’OVG n’avait plus autant d’argent que quand il avait ce projet-là, mais les capacités de surveillance de l’Observatoire ne sont absolument pas en cause, au niveau de la détection de cette éruption. Personne n’aurait pu la détecter. Cela allait beaucoup trop vite », a-t-il dit.

Benoit Smets souligne par ailleurs que l’OVG dispose d’un réseau moderne de surveillance avec des sismomètres, des GPS qui mesurent la déformation du sol. « Donc tout ce qui est tremblement de terre, vibration du sol et déformation du sol, c’est surveillé, mais il y a aussi des mesures de gaz qui se font. Et dans tous ces paramètres, il n’y avait aucune indication que l’éruption allait se produire ».

Quant aux risques que l’éruption peut entrainer, le volcanologue se veut plutôt optimiste au travail qui se fait sur terrain par l’équipe. « On a deux possibilités. On a le scénario optimiste, où ce magma va continuer à rester en profondeur et, à un moment donné, il va s’arrêter de bouger et progressivement se solidifier. Ou alors, on a le scénario, où les pressions peuvent s’accumuler en profondeur et si le chemin le plus facile à suivre pour le magma est vers la surface, on pourrait à nouveau avoir une éruption en surface. C’est pour cela qu’on surveille activement l’activité, parce qu’on ne sait pas encore ce qui va se passer exactement ».

Mercredi 2 juin 2021 - 09:54