30 novembre 2013-30 novembre 2022 : 9 ans après sa disparition, Tabu Ley Rochereau demeure dans les cœurs des mélomanes

Catégorie
Image
Tabu Ley Rochereau lors d'une prestation scénique. [Photo d'illustration]
Tabu Ley Rochereau lors d'une prestation scénique. [Photo d'illustration]

Par Gratis Makabi

Neuf ans après sa mort, la musique de Pascal Emmanuel Sinamoyi Tabu connu sous le pseudonyme de de Tabu Ley Rochereau continue à bercer les amoureux de la bonne musique.

Début de carrière musicale

Né le 13 novembre 1940 à Bagata, dans la province du Kwilu, et décédé le 30 novembre 2013 à Bruxelles, 

Rochereau Tabu Ley commence à composer dans les années 1950. En 1956, il participe à une séance d'enregistrement avec le musicien Joseph Kabasele dit Grand Kalle. Tabu Ley propose ses chansons à l'African Jazz, qui l'engage. Il prend alors son nom de scène de Rochereau, en référence au gouverneur de Belfort, Pierre Philippe Denfert-Rochereau, surnom donné par ses camarades de classe, à la suite d'une question d'histoire dont il aurait été le seul à connaître la réponse.

 

*Création d'African Fiesta & Apogée sur le plan international*

 

Il quitte l'African Jazz et rejoint l'orchestre Jazz Africain en novembre 1960, puis crée la formation African Fiesta Flash en 1965. Il y compose, entre 1964 et 1968, près de 200 chansons. L'orchestre se rend à Brazzaville puis à Montréal à l'occasion de l'exposition universelle de 1967.

En 1969, Rochereau recrute des danseurs et un groupe de danseuses appelées « les Rocherettes », qu'il emmène à Paris l'année suivante pour ses concerts à l'Olympia. La tournée est écourtée à la suite de la découverte d'une affaire financière qui met en cause la gestion du groupe.

Famille

Dans un article du Parisien, le rappeur Youssoupha affirme que la star de la rumba congolaise, Tabu Ley Rochereau est son père biologique et qu'il aurait 86 enfants. Youssoupha le prend en plaisantant : "Ça fait partie du folklore de la grande star africaine qui a beaucoup d’amour et qui en donne beaucoup".

Quatre de ses enfants ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteurs et compositeurs. Il s'agit de Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha ainsi que sa petite-fille, Shay.

Carrière politique

À la suite des mesures de zaïrianisation lancées en octobre 1971 par le président Mobutu Sese Seko, Pascal Tabu devient "Tabu Ley" Par la suite, le musicien préfère prendre de la distance avec le régime et s'exile aux États-Unis puis en Belgique, d'où il prend parti contre la dictature de Mobutu. Il revient au Congo après la chute du régime. À la tête du mouvement La Force du peuple, il participe alors à la vie politique du pays tout en poursuivant ses activités artistiques. Il est nommé député à l’Assemblée consultative et législative de transition. Il se rapproche alors du Rassemblement congolais pour la démocratie. En 2005, le président Joseph Kabila le nomme vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

Pour rappel, Tabu Ley fut parrain le parrain du mythique groupe musical congolais Zaïko Langa Langa à sa création, le 24 décembre 1969.

Il a, à son temps, donné son accord pour les quatr premières chansons de Zaïko sortie, en 1971, soient larguées dans le commerce.

Il s'agit de " La tout neige" de Jossart Nyoka Longo ; " Pauline" de Papa Wemba ; "Francine Keller" d'Evoloko; " et Mosindjo" de Teddy Sukami.