Retour sur le dossier présence militaire ougandaise à l'Est: Comment Muyaya a éclairé la lanterne

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Le ministre de la Communication et médias Patrick Muyaya, encadré par le Colonel Pierrot Mwanamputu (G) et Général Kasonga (D), porte-parole respectivement de la Police et de l'Armée
Le ministre de la Communication et médias Patrick Muyaya, encadré par le Colonel Pierrot Mwanamputu (G) et Général Kasonga (D), porte-parole respectivement de la Police et de l'Armée

Par Gabin K.

L'affaire a fait grand bruit dans la journée du lundi 29 novembre 2021: une présence militaire ougandaise signalée ou supposée sur le territoire congolais dans sa partie orientale, avec pour mission de traquer les ADF jusque dans leur dernier retranchement.

Vraie ou fausse information ? Tout le monde y est allé de son commentaire, les uns accusant les autorités de "naïveté", les autres dénonçant une haute trahison. Il n'aura pas fallu plus pour que Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, ne sorte de sa tanière, en compagnie des messagers des FARDC et de la PNC, pour éclairer la lanterne de l'opinion nationale et internationale.

"Il n'y a pas de troupes ougandaises dans notre pays", a formellement tranché Muyaya dans son tweet annonçant le briefing presse dédié à ce sujet ayant défrayé la chronique en ce début de semaine. "Si on avait voulu avoir l'assistance de l'Ouganda, on allait le dire, comme on le fait pour la Monusco", a tenté d'expliquer le Général Kasonga, porte-parole des FARDC lors de cette sortie médiatique, rappelant, dans la foulée, que "les ADF tuent en Ouganda et en RDC".

Quant à Muyaya, dans son oral devant la presse, il a rassuré que "il y a seulement des contacts étroits..., Il y a des échanges des renseignements...". Muyaya a en outre promis que dans la suite du travail de mutualisation des renseignements en cours depuis plusieurs mois, le peuple congolais sera informé sur "les actions ciblées et concertées" envisagées avec l’armée ougandaise pour combattre les terroristes de l’ADF.