Acquittement de Kamerhe: soulagé, Aimé Boji recommande unité, sérénité et amour autour de Tshisekedi

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Aimé Boji Sangara, ancien secrétaire général de l'UNC et son président, Vital Kamerhe
Aimé Boji Sangara, ancien secrétaire général de l'UNC et son président, Vital Kamerhe

Par Gabin K.

L'acquittement de Vital Kamerhe pouvait laisser tout le monde indifférent sauf Aimé Boji Sangara, son digne fils politique qui a fourbi ses armes aux côtés du leader de l'Union pour la nation congolaise (UNC). Aussitôt le verdict tombé, hier jeudi 23 juin 2022 en début d'après-midi, Boji, devenu ministre d'État au Budget, a salué cette décision de justice qui, selon ses propos, vient clôturer une page sombre de la carrière politique de VK.

"De Bibwa, où nous nous trouvons depuis quelques jours en pleine négociation avec les syndicats du secteur de la santé pour le compte du gouvernement, nous apprenons avec soulagement et grande joie la nouvelle de l’acquittement de notre Président national du parti, l’honorable Vital Kamerhe", a écrit Boji sur ses comptes réseaux sociaux.

Et de poursuivre: "Nous rendons grâce à Dieu, maître des temps et des circonstances. Cette page noire de son parcours politique étant maintenant tournée, regardons l’avenir dans l’unité avec espoir, sérénité et amour tout en maintenant notre ferme engagement à accompagner le Chef de l’Etat dans la matérialisation de sa vision pour notre pays".

L'œuvre de Boji pour la survie politique de VK

Avril 2020. Alors que la crise Covid-19 frappe de plein fouet la RDC (et même toute la planète), l'UNC doit gérer une nouvelle crise provoquée à la suite de l'incarcération de son leader, mappé pour soupçons graves de détournement des fonds publics destinés aux travaux dans le cadre du Programme de 100 jours du Président de la République.

En ce temps, les relations entre l'UNC de Kamerhe et l'UDPS de Tshisekedi sont très tendues, au bord de l'implosion, les Kamerhistes accusant les Tshisekedistes d'avoir fait jeter leur boss en prison. Refusant toute posture conflictuelle entre les deux partis partenaires, grâce aux accords de Nairobi, Kamerhe a besoin d'un homme taillé pour conduire son navire pendant ce moment de crise. La mission est délicate. Le dévolu est finalement jeté sur Aimé Boji Sangara, un des fidèles lieutenants sortis de l'école Kamerhe.

La délicatesse de la mission a été telle que l'actuel ministre d'État au Budget doit gérer les caprices de certains cadres qui veulent en découdre avec le Chef de l'État, et les envies des mandataires du parti au gouvernement qui menacent de démissionner voire de quitter le navire Kamerhiste, convaincus que le nouveau locataire du CPRK d'alors est fini.

Diminué dans ses manœuvres et mouvements, VK a besoin d’un Homme capable de fédérer et de concilier, de maintenir la cohésion et l’unité; un Homme capable d’être son interlocuteur devant le pouvoir dont il est l’un des principaux architectes. C'est ce rôle qu'Aimé Boji a incarné après avoir été investi secrétaire général de l'UNC. En vrai, sa mission a été de maintenir VK en vie politiquement.

Pour réussir ce pari, Boji Sangara va user de ses capacités et atouts de fin diplomate, de manager, de conciliateur et de négociateur, pour d’abord maintenir la cohésion et l’unité au sein du parti, partant de la base à la hiérarchie.

Puis, il va initier plusieurs actions de grande envergure: dans la rue avec les marches et sit-in à travers la République, des cultes d’action de grâce pour implorer la Miséricorde divine, sans oublier la voix diplomatique à travers plusieurs contacts dans les ambassades et chancelleries ainsi que la voix politique au sein de la plateforme politique l’Union sacrée de la nation, dont le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est l’initiateur. 

Son seul objectif: obtenir la libération de son Président, dont il n’a cessé de clamer l’innocence.

La bataille de l'unité au sein de l'UNC

Au delà de la lutte acharnée pour la libération de l'ancien Directeur de cabinet du Président Tshisekedi, l’autre bataille du nouveau SG Aimé Boji a été de maintenir la flamme du parti, menacé de scission interne à la suite de l’arrestation de son Président. Ce dernier va user de ses capacités managériales pour maintenir toutes les structures du parti actives, question de mieux préparer les échéances électorales à venir.

Malgré ses conditions difficiles, il va doter le parti d’un siège permanent pour la cellule électorale afin de préparer les élections dans la sérénité. A cela s’ajoute une carte biométrique pour membre du parti, une première dans l’histoire des partis politiques en RDC.

Aimé Boji a eu l'initiative de lancer la campagne 1$ pour mon parti, avec l’objectif de doter de l’UNC d'un siège national digne de sa dimension d'un parti phare de la scène politique congolaise. Une réalité aujourd’hui.

Fort de ces accomplissements, nombreux sont ceux qui affirment, au sein de l'UNC, que le passage d'Aimé Boji à la tête du Secrétariat général de l’UNC, a permis de maintenir ce parti intact, malgré les déclarations des prophètes de malheur et des détracteurs.