Par la Rédaction
Une attaque survenue, tôt dans la matinée de ce mercredi 11 mars 2026, dans la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a fait au moins trois morts, selon un bilan provisoire communiqué par les rebelles de l’AFC/M23. L’incident, qui s’est produit aux heures de 4 heures du matin dans le quartier Katindo, suscite déjà des accusations croisées entre différentes parties impliquées dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations rapportées par l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) à travers son porte-parole, Lawrence Kanyuka, cette attaque aurait été menée à l’aide d’un drone de combat. Le mouvement rebelle accuse directement Kinshasa d’être à l’origine de cette opération qu’il qualifie d’attaque terroriste visant la ville de Goma.
La frappe aurait visé la résidence de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, située dans le quartier Katindo. Toutefois, la cible présumée n’aurait pas été atteinte, selon les mêmes déclarations ; le projectile ayant frappé un autre secteur du quartier résidentiel.
Le bilan provisoire fait état de trois personnes tuées lors de cette attaque. Parmi les victimes figure un membre du personnel humanitaire étranger travaillant pour une organisation internationale. Il s’agit de Karine Buisset, de nationalité française, employée par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en République démocratique du Congo.
Pour l’instant, le Gouvernement congolais à Kinshasa n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. Le silence des autorités laisse place à diverses interprétations et déclarations contradictoires autour de l’origine de l’attaque.
De son côté, un proche du régime de Kinshasa a rejeté les accusations portées par l’AFC/M23. Selon lui, l’attaque de Goma par drone constituerait une manœuvre de diversion visant à discréditer Kinshasa. Cette source affirme que les dégâts observés sur certains bâtiments ressemblent davantage à des impacts de balles visibles sur les façades qu’aux effets d’un bombardement, évoquant ainsi une opération plus complexe que celle décrite par les rebelles.