Par Prosper Buhuru
Le gouvernement congolais a clôturé, lundi 18 mai 2026, les travaux techniques consacrés à la finalisation de l’avant-projet de loi de finances rectificative de l’exercice 2026, lancés deux jours plus tôt au cabinet du vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, au Centre financier de Kinshasa.
Organisées dans le cadre des orientations du président Félix Tshisekedi et des instructions de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, ces assises visaient à ajuster les prévisions budgétaires de l’État afin de mieux répondre aux priorités socio-économiques du pays.
Pour cette dernière journée, des experts issus de quatorze ministères stratégiques ont présenté aux équipes techniques des ministères du Budget et du Plan leurs projets d’investissement jugés prioritaires. Les échanges ont porté sur l’identification de programmes à impact visible et immédiat sur les conditions de vie des populations.
Parmi les secteurs concernés figurent notamment l’Agriculture, la Pêche et Élevage, le Développement rural, les PME, le Commerce extérieur, l’Aménagement du territoire, la Formation professionnelle, les Infrastructures et Travaux publics, les Affaires foncières ainsi que la Justice.
Les travaux ont été brièvement interrompus à l’arrivée du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, venu évaluer l’état d’avancement du processus. Celui-ci a insisté sur la transmission rapide des conclusions, qui ont été examinées ce mardi lors d’une réunion avec la Première ministre, avant la tenue d’un Conseil des ministres extraordinaire annoncé pour mercredi.
À travers cette révision budgétaire, le gouvernement entend identifier une vingtaine de secteurs prioritaires capables de porter des projets à fort impact économique et social dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026.