Par Gloire Balolage
La lutte contre la maladie à virus Ebola dans le territoire de Mambasa, en Ituri, fait face à un nouveau défi lié à la rapidité du diagnostic. La société civile locale alerte sur les délais observés dans le prélèvement et l'analyse des échantillons provenant des cas suspects, une situation qui, selon elle, pourrait compliquer davantage le contrôle de l'épidémie dans cette partie de la province.
Dans une déclaration publique rendue lundi 20 juillet, la Société civile du Congo a exprimé ses préoccupations concernant le temps nécessaire pour obtenir les résultats des analyses biologiques. Pour cette structure citoyenne, ces lenteurs réduisent la capacité des équipes sanitaires à identifier rapidement les personnes infectées et à prendre les mesures nécessaires autour des cas détectés.
La société civile estime que l'absence d'un dispositif d'analyse suffisamment proche des zones touchées constitue un obstacle majeur dans la réponse sanitaire. Elle souligne notamment que les retards dans la confirmation des cas suspects compliquent le travail de suivi des personnes ayant été en contact avec les malades, alors que la surveillance reste essentielle pour limiter la progression du virus.
Dans le territoire de Mambasa, les zones de santé de Niania et de Lolwa sont actuellement considérées comme les principaux foyers de l'épidémie. Face à cette situation, les acteurs locaux reconnaissent les efforts fournis par les équipes engagées dans la riposte, mais appellent à lever les difficultés logistiques qui ralentissent certaines opérations sur le terrain.
Selon la coordination territoriale de la société civile, l'attente des résultats peut avoir des conséquences importantes dans les communautés. Elle évoque notamment les difficultés liées au suivi rapide des chaînes de contamination et les risques liés aux contacts prolongés entre les personnes suspectes et leur entourage avant la confirmation de leur statut sanitaire.
Pour améliorer la réponse face à cette situation, la SOCICO recommande l'installation d'un laboratoire mobile d'urgence dans le territoire de Mambasa. Elle plaide également pour un renforcement de la sensibilisation auprès de la population, notamment sur les signes de la maladie, les gestes de protection et l'importance de consulter rapidement en cas de symptômes suspects.
De leur côté, des sources sanitaires locales indiquent qu'une solution est déjà en préparation avec l'installation en cours d'un laboratoire mobile à Niania. Cette infrastructure, située dans un point stratégique à la frontière entre la Tshopo et le Bas-Uele, devrait permettre d'effectuer les analyses directement dans la zone concernée. Les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire les délais d'obtention des résultats et améliorer la prise en charge des patients touchés par Ebola.