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RDC : Paul Nsapu appelle à une meilleure complémentarité entre la CNDH et les services des Droits humains

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Paul Nsapu Mukulu président de la CNDH
Paul Nsapu Mukulu président de la CNDH

Par Serge Mavungu

Le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu, a appelé vendredi à Kinshasa les services déconcentrés du ministère des Droits humains et les représentations provinciales de la CNDH à renforcer leur collaboration, dans le respect des mandats respectifs de chaque structure.

Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier consacré à la redynamisation des Divisions provinciales des Droits humains, organisé à l’initiative du ministère des Droits humains et réunissant les responsables de ces services venus des 26 provinces de la République démocratique du Congo.

Dans son intervention, Paul Nsapu a insisté sur la nécessité d’éviter toute rivalité entre les différentes structures intervenant dans le domaine des droits humains.

« Il ne doit pas y avoir de compétition entre les structures de l’Etat et les institutions qui œuvrent à la protection des droits humains. Il doit y avoir complémentarité, coordination, respect mutuel et collaboration », a-t-il déclaré.

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Le président de la CNDH a notamment appelé les responsables provinciaux à veiller à une meilleure compréhension des rôles de chaque institution. Il a relevé que la présence, dans plusieurs provinces, des Divisions provinciales des Droits humains et des représentations de la CNDH constitue une opportunité pour renforcer l’action en faveur des droits fondamentaux, à condition d’éviter les chevauchements de compétences.

Selon lui, cette proximité institutionnelle ne devrait donc pas être source de confusion ou de rivalités, mais plutôt permettre aux différents acteurs de conjuguer leurs efforts.

Paul Nsapu a rappelé que la CNDH est une institution indépendante d’appui à la démocratie, tandis que les Divisions provinciales des Droits humains constituent des services déconcentrés du ministère des Droits humains. Les deux structures disposent ainsi de missions et de responsabilités distinctes.

« Chacun doit bien connaître son propre mandat, mais également connaître et respecter le mandat de l’autre. Connaître son rôle, ses compétences, ses limites et respecter celles de l’autre », a-t-il insisté.

Dans cette logique, il a prévenu que la coopération ne pourrait être efficace que si chaque institution reste dans le cadre de ses attributions.

« La CNDH ne doit pas se substituer au ministère des Droits humains. De la même manière, les services du ministère ne doivent pas se substituer à la CNDH dans l’exercice de son mandat indépendant. Chacun doit jouer pleinement son rôle », a-t-il souligné.

Le président de la CNDH a également mis en avant le rôle stratégique des Divisions provinciales des Droits humains, en raison de leur présence au plus près des populations et des réalités vécues dans les différentes provinces.

Ces services sont notamment appelés à contribuer à la promotion de la culture des droits humains, au suivi des violations, à la sensibilisation des populations, au traitement des plaintes, à la prévention des conflits, au plaidoyer ainsi qu’au rapportage sur la situation des droits humains.

Paul Nsapu a, par ailleurs, estimé que la crédibilité de la politique nationale en matière de droits humains dépend également de son effectivité dans les provinces.

Il a ainsi considéré le renforcement des Divisions provinciales des Droits humains comme une nécessité institutionnelle, et non comme une simple question administrative.

Les travaux ont été ouverts par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, dans le cadre d’une session d’imprégnation destinée aux chefs des Divisions provinciales de son secteur.

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Vendredi 11 septembre 2026 - 17:39