Par Gloire Balolage
Dans une correspondance adressée au Coordonnateur du CNC, l’épouse d’Aubin Minaku Ndjalandjoko attire l’attention des autorités sur une situation qu’elle décrit comme « extrêmement préoccupante ». Elle y rappelle le parcours de son époux, présenté comme un homme d’État attaché au respect des institutions et de l’État de droit, tout en dénonçant des circonstances d’arrestation et de détention jugées arbitraires.
Selon ce document, l’ancien président de la chambre basse du Parlement serait détenu dans un lieu tenu secret, sans communication officielle claire sur les motifs de sa privation de liberté. L’épouse évoque une absence de garanties procédurales élémentaires et une opacité totale autour de sa situation, estimant que ces éléments le placent en dehors de la protection de la loi.
La correspondance met également en lumière des conditions de détention jugées attentatoires à la dignité humaine. Sur le plan de l’alimentation, l’épouse indique être contrainte de déposer la nourriture dans les bureaux du CNC, sans possibilité de vérifier sa transmission effective. Elle affirme que cette situation a eu des répercussions visibles sur l’état physique de son mari, notamment une perte de poids manifeste.
Les conditions de visite sont aussi décrites comme particulièrement contraignantes. L’épouse explique être conduite les yeux couverts, sous forte escorte sécuritaire, pour rencontrer son mari. Les échanges se dérouleraient en présence constante d’agents de sécurité, ce qui, selon elle, prive ces moments de toute intimité et confère aux visites un caractère intimidant, incompatible avec leur nature familiale.
Sur le plan sanitaire, la correspondance souligne l’absence de suivi médical adapté depuis l’interpellation d’Aubin Minaku Ndjalandjoko. Son épouse affirme que cette rupture dans la continuité des soins constitue une source d’inquiétude majeure, évoquant des risques pour sa santé et son intégrité physique en raison de l’absence d’accès à son médecin traitant.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, l’épouse de l’ancien président de l’Assemblée nationale appelle les autorités à mesurer la gravité de la situation et à agir en conséquence. Elle plaide pour la libération de son mari ou, à tout le moins, pour le respect des garanties fondamentales prévues par la loi, estimant que son maintien en détention dans les conditions décrites est à la fois humainement inacceptable et juridiquement injustifiable.