Sanctions américaines contre Joseph Kabila : le Gouvernement congolais salue une avancée contre l’impunité

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Joseph kabila reçu par le Directoire de l’AFC/M23 à Goma
Joseph kabila reçu par le Directoire de l’AFC/M23 à Goma

Par Serge Mavungu

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a salué la décision du Trésor américain d’imposer des sanctions ciblées contre l’ancien chef de l'État Joseph Kabila Kabange, accusé d’implication dans l’agression menée par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs de l’AFC/M23 dans l’Est de la RDC.

Dans un communiqué publié le 30 avril 2026, Kinshasa estime que cette mesure, qui suit celles du 2 mars contre des officiers rwandais, « constitue un autre acte important en faveur de la lutte contre l’impunité » et « restreint les capacités de mobilisation financière » des réseaux déstabilisateurs.

Le Gouvernement congolais rappelle que la justice congolaise a déjà condamné Joseph Kabila pour « trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et atteinte à la sûreté de l’État ». Il accuse l’ancien chef de l’État de complicité avec les RDF/AFC/M23, dont les actions provoquent « des pertes en vies humaines, des déplacements forcés et une crise humanitaire persistante ».

Réitérant son attachement à la résolution 2773 de l’ONU et à l’Accord de paix de Washington, Kinshasa conditionne tout retour de la paix au « retrait immédiat et sans condition des RDF du territoire congolais » et à la « cessation de tout soutien au M23/AFC ».

« Aucun processus de paix crédible ne peut prospérer sur l’impunité et l’oubli des victimes », martèle le communiqué.

Kinshasa exprime sa reconnaissance à l’administration Trump et appelle à d’autres mesures dissuasives contre tous les acteurs de l’instabilité dans les Grands Lacs.

Vendredi 1 mai 2026 - 07:51