Par Gloire Balolage
Les travaux du Deuxième Sommet mondial pour le développement social se sont ouverts ce mardi au Centre national des conférences du Qatar, à Doha. Cet événement planétaire, placé sous l’égide des Nations unies, marque un moment fort du calendrier international consacré à la lutte contre les inégalités et à la promotion du bien-être collectif.
Pendant trois jours, près de 14 000 délégués venus des quatre coins du monde chefs d’État, ministres, représentants d’organisations internationales, acteurs du secteur privé, universitaires et membres de la société civile plancheront sur les grands défis du développement humain à l’horizon 2030. Le sommet vise à repenser les politiques sociales dans un contexte mondial traversé par des tensions économiques, des crises climatiques et une montée des vulnérabilités sociales.
Trente ans après le premier Sommet mondial pour le développement social tenu à Copenhague en 1995, cette deuxième édition ambitionne de raviver l’engagement des États envers les principes d’équité et de solidarité. Les discussions portent sur des thèmes centraux tels que l’éradication de la pauvreté, la protection sociale universelle, la promotion du travail décent, ou encore l’inclusion des jeunes dans les dynamiques économiques et sociales.
Les participants s’intéressent également à la coopération internationale comme levier essentiel pour bâtir des sociétés plus justes et résilientes. Dans un monde marqué par la fracture Nord-Sud et les inégalités persistantes, le sommet de Doha se veut un espace de dialogue ouvert où gouvernements et institutions s’accordent sur des solutions durables.
Au terme des travaux, une Déclaration politique de Doha sera adoptée. Ce document de référence doit définir les nouvelles orientations des politiques sociales mondiales et renforcer les mécanismes de solidarité entre les États membres des Nations unies. Parallèlement, la Doha Solutions Platform for Social Development servira de cadre à la présentation d’initiatives concrètes, mesurables et susceptibles d’avoir un impact réel sur les communautés.
La République démocratique du Congo (RDC) prend part activement à ce rendez-vous à travers la présence de son président, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, arrivé à Doha la veille de l’ouverture officielle.
Aux côtés du chef de l’État congolais, plusieurs dirigeants africains ont également répondu présents, parmi lesquels Paul Kagame du Rwanda, Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud et Nana Akufo-Addo du Ghana. Leur participation traduit la détermination du continent à parler d’une seule voix sur les enjeux de développement inclusif et de justice sociale.