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75e anniversaire de la Convention sur les réfugiés : Judith Suminwa plaide pour une solidarité accrue face aux déplacements forcés

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Judith Suminwa Tuluka, Première ministre de la RDC, lors de son intervention au siège des Nations unies à New York, mercredi 23 septembre 2026, à l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés.
Judith Suminwa Tuluka, Première ministre de la RDC, lors de son intervention au siège des Nations unies à New York, mercredi 23 septembre 2026, à l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés.

Par Serge Mavungu

La République démocratique du Congo a réaffirmé son attachement aux principes de la Convention relative au statut des réfugiés, adoptée en 1951. À New York, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a appelé, mercredi 23 septembre, la communauté internationale à intensifier ses efforts en faveur des populations contraintes de fuir leurs milieux de vie à cause des conflits et des crises humanitaires.

S’exprimant au siège des Nations unies à l’occasion du 75e anniversaire de cet instrument international, la cheffe du gouvernement congolais a mis en avant l’ampleur des déplacements forcés en Afrique, avec une attention particulière à la situation dans l’est de la RDC.

Selon les chiffres avancés par Judith Suminwa, plus d’un million de Congolais ont trouvé refuge dans les pays voisins, tandis que quelque six millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du territoire national. Parallèlement, la RDC accueille plus de 500 000 réfugiés venus d’autres pays.

Les déplacements forcés, conséquence des conflits

Pour la Première ministre, l’absence de paix demeure étroitement liée aux mouvements massifs de populations. Elle a également souligné que ces déplacements contribuent à aggraver les crises humanitaires auxquelles sont confrontées les populations vulnérables.

La situation des personnes vivant dans les sites de déplacement constitue, selon elle, une préoccupation particulière. Déjà fragilisées par les conflits armés et la précarité, ces populations sont davantage exposées aux conséquences d'autres urgences.

Judith Suminwa a notamment cité la résurgence de la maladie à virus Ebola dans l’est de la RDC. Elle a expliqué que les conditions de vie dans les camps de déplacés peuvent accentuer les difficultés liées à la prise en charge et à la protection des populations touchées.

Face à ces urgences, la cheffe du gouvernement congolais a insisté sur la nécessité d'une intervention rapide et d'un soutien accru aux communautés affectées.

Kinshasa appelle à renforcer la réponse internationale

La Première ministre a, dans ce contexte, plaidé pour une mobilisation plus importante des partenaires internationaux afin de répondre aux besoins humanitaires qui découlent des conflits, des déplacements de populations et des épidémies.

Au-delà de l'aide d'urgence, Judith Suminwa a défendu une approche combinant action humanitaire, développement et consolidation de la paix. Cette démarche, connue sous le concept de « nexus humanitaire-développement-paix », vise notamment à éviter que les populations déplacées restent durablement dépendantes de l'assistance humanitaire et à favoriser leur retour vers des conditions de vie plus stables.

La cheffe du gouvernement a également insisté sur l'importance du rétablissement de la paix, de la coopération entre les États et du développement pour s'attaquer aux causes profondes des déplacements forcés.

La cérémonie organisée à New York pour marquer les 75 ans de la Convention relative au statut des réfugiés s'est déroulée en présence notamment du président autrichien et du Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, est également intervenu lors de cette commémoration.

Mercredi 23 septembre 2026 - 21:57