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Bruxelles : le Fonds minier pour les générations futures face au défi de transformer les richesses minières de la RDC en patrimoine durable

sam 10/10/2026 - 13:42
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À Bruxelles, Godard Motemona, directeur général du Fonds minier, entouré d’autres membres de la délégation de son établissement, en marge de la 10e Conférence mondiale de l’ITIE consacrée aux enjeux de transparence dans les industries extractives.
À Bruxelles, Godard Motemona, directeur général du Fonds minier, entouré d’autres membres de la délégation de son établissement, en marge de la 10e Conférence mondiale de l’ITIE consacrée aux enjeux de transparence dans les industries extractives.

Par Serge Mavungu

La transparence dans la gestion des revenus miniers ne se limite pas à rendre publiques les informations sur l’exploitation des ressources naturelles. Elle pose aussi la question de l’utilisation de ces richesses et de leur capacité à profiter durablement à la population. C’est autour de ces enjeux que s’est tenue, les 8 et 9 octobre 2026 à Bruxelles, la 10e Conférence mondiale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), à laquelle a pris part Godard Motemona Gibolum, directeur général du Fonds minier pour les générations futures.

Placée sous le thème « La transparence pour une prospérité partagée », cette rencontre internationale a réuni des représentants des gouvernements, des entreprises minières et de la société civile. Les discussions ont notamment porté sur la manière dont une meilleure gouvernance des ressources naturelles peut contribuer à renforcer les recettes publiques, à réduire les risques de corruption et à faire bénéficier les citoyens des richesses issues de l’exploitation minière.

Pour le Fonds minier pour les générations futures, dont la mission est de constituer des richesses matérielles et financières au profit des générations futures, ces enjeux touchent directement à sa raison d’être.

La participation de son directeur général a permis à l’établissement de prendre part aux échanges sur les pratiques internationales de gestion des revenus extractifs, de partager l’expérience congolaise et d’explorer les approches susceptibles d’améliorer la préservation des richesses nationales.

De la transparence aux bénéfices pour la population

L’un des enjeux majeurs soulevés lors de cette conférence est la nécessité de dépasser la simple publication des données sur les industries extractives. L’information doit également permettre de mieux éclairer les décisions publiques, de renforcer le contrôle de la gestion des ressources et de favoriser une répartition plus bénéfique des retombées de l’exploitation minière.

Lors de son intervention autour du sous-thème « La voie vers 2029 », Maria van der Hoeven, présidente entrante de l’ITIE, a appelé les participants à traduire leurs engagements en actions concrètes.

Elle a également insisté sur le dialogue entre les gouvernements, les entreprises et la société civile. Cette collaboration doit contribuer à faire en sorte que les bénéfices de l’exploitation des ressources naturelles profitent effectivement aux communautés locales.

Selon les données présentées dans le communiqué du FOMIN, 56 pays mettent actuellement en œuvre la Norme ITIE, un cadre international destiné à renforcer la transparence et la redevabilité dans le secteur extractif.

Préserver les richesses minières pour les générations futures

Pour la République démocratique du Congo, la question de la gouvernance minière revêt une importance particulière : il ne s’agit pas uniquement de tirer des revenus de l’exploitation du sous-sol, mais aussi de préserver une partie de cette richesse pour l’avenir.

C’est précisément la mission confiée au Fonds minier pour les générations futures. Sa présence à Bruxelles s’inscrit dans une démarche d’ouverture aux expériences internationales en matière de transparence et de gestion responsable des ressources naturelles.

Toutefois, la participation à une conférence ne constitue pas, à elle seule, la preuve de changements dans la gestion des revenus miniers. L’enjeu sera de voir dans quelle mesure les enseignements tirés de ces échanges pourront contribuer aux pratiques du Fonds et à la réalisation de sa mission.

Au terme de ces assises, la question demeure donc centrale pour la RDC : comment faire des richesses minières un patrimoine durable, capable de bénéficier non seulement aux générations actuelles, mais également à celles qui viendront ?

Samedi 10 octobre 2026 - 13:42