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RDC–Banque mondiale : un partenariat de dix ans pour moderniser les infrastructures et accélérer les échanges commerciaux

lun 12/10/2026 - 18:55
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Photo d'illustration
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Par Gloire Balolage

La République démocratique du Congo entend s'appuyer sur un partenariat de dix ans avec la Banque mondiale pour moderniser ses infrastructures de transport, fluidifier les échanges commerciaux et renforcer sa position dans l'intégration économique africaine. Cette orientation a été au centre d'un atelier de dialogue réunissant les secteurs des Transports et du Commerce extérieur, ce lundi 12 octobre 2026, à Kinshasa, dans le cadre de la préparation du Cadre de partenariat pays de la Banque mondiale pour la période 2027-2036.

Avec un réseau de transport comprenant 58 127 kilomètres de routes nationales, 85 000 kilomètres de routes de desserte agricole et 13 028,46 kilomètres de voiries urbaines, la RDC dispose également de 5 033 kilomètres de voies ferrées, de 280 kilomètres de voies navigables, de deux ports maritimes, de cinq ports lacustres et d'une cinquantaine de ports fluviaux. À ces infrastructures s'ajoutent 502 aéroports, aérodromes et pistes d'aviation. Le pays ambitionne de moderniser cet important réseau, ainsi que ses postes frontaliers, afin de renforcer la connectivité et de faciliter la circulation des marchandises.

Cette démarche vise notamment à permettre à la RDC de jouer un rôle accru dans le développement du continent africain et dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L'amélioration des infrastructures de transport et la fluidification des échanges sont ainsi présentées comme des leviers pour stimuler le commerce intra-africain. Les experts du gouvernement congolais et de la Banque mondiale ont apporté leurs contributions au cours des échanges consacrés aux priorités de ce partenariat décennal.

Prenant la parole lors de cet atelier, le directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Albert Zeufack, a annoncé une évolution dans l'approche de l'institution, qui entend désormais passer des projets aux programmes structurants. Cette orientation devrait notamment s'articuler autour des corridors d'Inga, de Lobito et de la paix, considérés comme des axes prioritaires dans les discussions sur la connectivité et le développement des échanges.

De son côté, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a insisté sur la nécessité d'élaborer une feuille de route assortie d'indicateurs précis pour assurer la concrétisation des objectifs fixés sur dix ans. Il a également mis en avant les avantages attendus de la modernisation des infrastructures, notamment pour faciliter les opérations commerciales et réduire les contraintes aux frontières. À ce titre, il a évoqué le principe du poste frontalier sans arrêt, recommandé par le président zambien lors de la deuxième réunion de coordination sur le corridor de Lobito, tenue à Lusaka.

Pour sa part, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a salué l'accompagnement de la Banque mondiale dans la promotion de la connectivité de la RDC. Cette collaboration est présentée comme un appui aux ambitions congolaises en matière de modernisation des infrastructures et d'amélioration des liaisons entre les différents espaces économiques du pays et les réseaux régionaux.

Enfin, la Banque mondiale et le gouvernement congolais engagent des discussions sur les priorités à retenir pour la prochaine décennie. La définition d'objectifs mesurables, la structuration des programmes autour des corridors stratégiques et la modernisation des postes frontaliers figurent parmi les enjeux mis en avant lors de cet atelier, avec pour perspective de faciliter le commerce extérieur et de renforcer la participation de la RDC aux échanges économiques africains.

Lundi 12 octobre 2026 - 18:55