Par la Rédaction
La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de financement de l’économie. Le Conseil des ministres du vendredi 9 octobre 2026 a approuvé l’adhésion du pays au Fonds africain de garantie et de coopération économique (FAGACE), à l’initiative du ministre des Finances, Doudou Fwamba. Cette adhésion vise notamment à faciliter l’accès des entreprises congolaises au crédit et à mobiliser des financements à long terme pour les projets structurants.
Selon les informations présentées au Conseil des ministres, cette démarche entend combler l’absence de la RDC au sein de ce mécanisme panafricain de garantie. Elle doit permettre au pays de bénéficier d’un instrument susceptible de favoriser le financement des entreprises et de soutenir la réalisation d’investissements importants pour le développement économique.
Contrairement à une banque, un fonds de garantie n’accorde pas directement des prêts. Il se porte garant d’une partie du financement sollicité par une entreprise auprès d’une banque ou d’un autre établissement financier. En réduisant le risque supporté par le prêteur, ce mécanisme peut faciliter l’octroi de crédits à des entreprises qui éprouvent des difficultés à accéder au financement classique.
Pour la RDC, l’adhésion au FAGACE représente ainsi une possibilité de mobiliser davantage de ressources en faveur du secteur privé, mais aussi de soutenir des projets structurants nécessitant des investissements importants. Le ministère des Finances évoque notamment le recours aux partenariats public-privé comme l’un des leviers pouvant être mobilisés.
L’intégration du pays au fonds s’accompagne également d’une représentation dans ses instances. Le ministre congolais des Finances siégera au Conseil des gouverneurs, tandis que la Banque centrale du Congo fera partie du Bureau indépendant d’évaluation. La possibilité d’établir un bureau de représentation régionale du FAGACE en RDC est également évoquée.
Cette adhésion intervient alors que le financement des entreprises demeure un enjeu majeur pour la diversification de l’économie congolaise. Malgré ses importantes ressources naturelles, notamment sa place de premier producteur mondial de cobalt, le pays doit encore développer des mécanismes permettant aux entreprises d’accéder aux capitaux nécessaires à leur croissance et à la création d’emplois.
Toutefois, les effets concrets de cette adhésion dépendront des conditions d’accès aux garanties, des financements effectivement mobilisés et de la capacité des entreprises congolaises à présenter des projets viables. L’approbation du Conseil des ministres constitue donc une étape institutionnelle, dont les retombées économiques devront être appréciées à travers les financements qui seront effectivement facilités.