Meurtre de Karine Buisset à Goma : la justice française ouvre une enquête pour crime de guerre

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L’humanitaire Karine Buisset tuée dans une frappe de drones dans la ville de Goma [photo d’illustration]
L’humanitaire Karine Buisset tuée dans une frappe de drones dans la ville de Goma [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

La justice française a décidé d’ouvrir une enquête après la mort de Karine Buisset, employée humanitaire de nationalité française travaillant pour l’UNICEF, tuée lors d’une frappe aérienne, à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite, ce vendredi 13 mars 2026, par le parquet national antiterroriste (PNAT).

Selon les autorités judiciaires françaises, la procédure a été lancée contre X pour meurtre constitutif de crime de guerre. Cette démarche vise à établir les responsabilités éventuelles dans cette attaque dont les circonstances exactes demeurent encore floues.

La frappe aérienne qui a coûté la vie à l’humanitaire française a également fait deux autres victimes civiles. À ce stade, l’origine de l’attaque n’a pas encore été formellement déterminée.

Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH) de la gendarmerie nationale française. Cette unité spécialisée est chargée de rassembler les éléments nécessaires pour reconstituer les faits, identifier les éventuels responsables et établir le contexte précis dans lequel l’attaque s’est produite.

Les autorités judiciaires françaises indiquent, par ailleurs, que l’enquête devra permettre d’éclairer les circonstances de la frappe et de maintenir les proches de la victime informés de l’évolution des investigations.

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Vendredi 13 mars 2026 - 13:00