Breaking News

Cameroun : âgé de 93 ans, Paul Biya veut modifier la Constitution!

Catégorie
Image
Le Président du Cameroun Paul Biya. [Photo d'illustration]
Le Président du Cameroun Paul Biya. [Photo d'illustration]

Par Gratis Makabi

Le Parlement du Cameroun s'est réuni en congrès, ce jeudi 02 Avril 2026, à Yaoundé, pour examiner le projet de loi de révision constitutionnelle introduisant notamment la création d’un poste de vice-président de la République.

Inscrit sous procédure accélérée, le texte modifie plusieurs articles de la Constitution de 1972. Il prévoit que le président de la République peut être assisté d’un vice-président, nommé, dont le mandat est aligné sur celui du chef de l’État.

Le projet détaille les mécanismes de succession. En cas de vacance du pouvoir (décès, démission ou empêchement définitif), le vice-président est appelé à achever le mandat en cours. Si ce dernier est empêché ou si le poste n’est pas pourvu, l’intérim revient au président du Sénat, avec organisation d’une élection présidentielle dans un délai encadré.

Le texte précise également que le président conserve le pouvoir de nomination du vice-président, du Premier Ministre et des membres du Gouvernement, avec possibilité de déléguer certaines compétences. En cas d’empêchement temporaire, des délégations de pouvoir peuvent être accordées au vice-président ou à d’autres membres de l’exécutif.

Âgé de 92 ans et au pouvoir depuis 1982, Paul Biya a été réélu pour un huitième mandat de 7 ans en tant que président du Cameroun, avec 53,66 % des suffrages exprimés lors du scrutin du 12 octobre 2025, selon les résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel, fin octobre 2025.

En RDC, un projet d'une nouvelle Constitution pour le pays a été présenté le samedi 19 août 2023, lors d'une conférence, à Kinshasa, par le professeur Isidore Ndaywel. Ce dernier a proposé de modifier certaines dispositions de l'actuelle Constitution, en vigueur depuis 2006, afin d'introduire un vice-président à la place d'un Premier Ministre et d'étendre la durée du mandat présidentiel à 9 ans non renouvelables.

 

Un an plus tard, soit le 23 octobre 2024, Félix Tshisekedi a réaffirmé sa détermination à doter le pays d'une nouvelle Constitution. Lors d'une allocution devant la population de Kisangani, l'actuel chef de l'État a souligné que l'actuelle Constitution ne correspond pas aux réalités vécues par les Congolais.

Quelques semaines plus tard, soit le 9 novembre, plusieurs membres de l'opposition et de la société civile congolaise ont tenu une conférence de presse à Fatima pour dénoncer la tentative de changement de la Constitution et un éventuel troisième mandat pour Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Selon l'opposition et la société civile, Tshisekedi aurait trahi son serment constitutionnel en cherchant à obtenir un troisième mandat par le biais d'une modification de la Constitution, s'exposant ainsi, lui et ses complices, à des poursuites pour crime imprescriptible de haute trahison.

Étiquettes
Jeudi 2 avril 2026 - 21:23