RDC: "avec 1018 membres, le cabinet de Fatshi est-il devenu une industrie manufacturière?", s'interroge Rodrigue Ramazani

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Me Rodrigue Ramazani, porte-parole adjoint d'Envol
Me Rodrigue Ramazani, porte-parole adjoint d'Envol

Par Gabin K.

Alors que le débat sur la réduction du train de vie des institutions défraie la chronique, Me Rodrigue Ramazani, porte-parole d'Envol, parti politique cher à Delly Sessanga, soulève une interrogation qui pousse à la réflexion.

"Avec 1.018 membres, le cabinet de Fatshi est-il devenu une industrie manufacturière?", se questionne-t-il. Loin d'être polémique ou tombée telle la manne du ciel, cette question trouve son fondement et son origine dans les révélations faites par Delly Sessanga via une tribune parue le lundi 22 novembre dernier.

Cette tribune est assortie de 10 engagements nécessaires à la réduction du train de vie des institutions congolaises. Le premier de ces 10 engagements appelle à "la réduction à 250 membres l’effectif du cabinet du Président de la République et rationalisation de l’organisation du cabinet". Cette action, estime l'élu de Luiza, pourrait rapporter jusqu’à 100 millions USD d’économie.

"En 2021, les rémunérations des Institutions politiques nationales s’élèvent à 242 millions de dollars. Celles de la Présidence de la République pèsent sur ce total pour 47% soit 114 millions USD sur lesquels les rémunérations du cabinet avec un effectif de 1018 membres représentent 48 207 500 USD, soit 42, 4%", révèle Sessanga dont le parti est considéré comme un "véritable labo" au regard des idées et idéaux défendus par son parti et à la pertinence de ses propositions.

"Les rémunérations de la Présidence de la République sont supérieures sur la même période à celles du Parlement qui se chiffrent à 74 millions USD", détaille-t-il au point de considérer la Présidence de la République comme un "mammouth financier pour le Trésor".