Processus électoral en RDC: "Une étape a déjà été franchie..., l'important c'est d'aller de l'avant", Mgr Utembi

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Marcel Utembi, président de la CENCO, après avoir été reçu par le chef de l'État
Marcel Utembi, président de la CENCO, après avoir été reçu par le chef de l'État

Par Gabin K.

La hache de guerre est définitivement enterrée entre l'Eglise catholique et le régime de Tshisekedi. Les deux parties ont résolu, dans le cadre du processus électoral en cours, de "regarder dans la même direction" et "d'aller de l'avant".

Au sortir de la rencontre avec le Président de la République Félix Tshisekedi, vendredi 26 novembre à la Cité de l'Union africaine, Mgr Marcel Utembi, président de la CENCO, a déclaré: "le processus électoral est une dynamique. Il y a une étape qui a déjà été franchie. Il y a un temps pour tout. Un temps pour réfléchir. Un temps pour se quereller. Un temps pour se concerter. Un temps pour être réaliste et prendre des décisions. L'important, c'est d'aller de l'avant".

Aller de l'avant, signifie pour Marcel Utembi de se concentrer sur d'autres aspects importants dudit processus électoral comme par exemple l'éducation civique et électorale, la mission d'observation électorale. Ces autres aspects "nous engagent: l'Eglise, l'Etat et d'autres partenaires".

Il importe pour le président de la CENCO de ne "pas attendre 2023 pour en parler. Ces mécanismes doivent être déclenchés dès aujourd'hui". Le prélat catholique est même convaincu que "ce sont des points autour desquels nous pouvons fédérer, mutualiser nos forces pour aller de l'avant afin d'atteindre cet objectif qui consiste à assurer le bien-être du peuple congolais et à choisir des personnes idoines qui seront en mesure de répondre aux différents problèmes du peuple congolais".

Devant la presse, Mgr Marcel Utembi a martelé sur la collaboration entre les politiques et les religieux pour le seule bénéfice du peuple Congolais. "Nous sommes appelés à collaborer, à travailler ensemble: les temporels, les politiques, les religieux. Tous nous devons conjuguer des efforts pour servir le peuple qui doit être le centre de nos préoccupations", a-t-il souligné. Et de rassurer: "Sur cette question, nous n'avons pas de problème. Nous regardons dans la même direction" quoi qu'il "y a des petits couacs". 

Au sujet de ces frictions, Utembi a relativisé, considérant que cela "ne manque jamais dans une organisation humaine". Il a, une fois de plus, insisté que "l'important, c'est de voir dans la bonne direction et de chercher à recadrer les choses pour aller de l'avant"