Par Gabin K.
Au Kongo Central, le gouverneur intérimaire, Justin Luemba Makoso, est sans nul doute en train d'œuvrer pour empêcher la réélection de Félix Tshisekedi à la présidentielle de 2023. De nombreuses voix s'élèvent depuis cette province pour affirmer cela. Elles fondent leur affirmation sur "l'incompétence" dont fait preuve l'intérimaire d'Atou Matubuana.
Cette incompétence, couplée d'un "manque de vision managériale", provoque des tensions aussi bien dans les institutions provinciales qu'au sein de la Direction générales des recettes du Kongo Central (DGR/ KC) où Luemba, selon des sources bien renseignées, veut procéder à un licenciement de tous les directeurs.
L'info a fuité et dépassé les seuls périmètres de la DGR/ KC, provoquant une telle ire dans les différents coins de la province que des manifestations populaires de contestation sont en cours de téléchargement... si jamais Luemba en arrivait à franchir le Rubicon. D'aucuns ne s'expliquent pas cette manière d'agir du gouv' ai du Kongo Central, présenté comme "l'homme de main" du VPM à l'Intérieur Daniel Aselo. Ce dernier, point n'est besoin de le rappeler, refuse catégoriquement d'appliquer la décision du Conseil d'Etat l'enjoignant de procéder à la réhabilitation du gouverneur Atou Matubuana, illégalement déchu.
A la DGR/ KC, le ton ne fait que monter et s'endurcir contre le management de Justin Luemba et de l'UDPS Justin Zamuangana, nouveau Directeur général de cette régie financière nommé par le gouverneur intérimaire. Parlant avec soubassement, certains cadres de la DGR/ KC rapportent que "de 6 milliards au mois d'août 2021, l'on est passé à 3 milliards en septembre, 2,5 milliards en novembre et 2,3 milliards en décembre".
Une chute vertigineuse des recettes, quasiment divisées par 3, qui ne pourra peut-être pas empêcher les agents de la DGR/ KC de descendre dans la rue pour réclamer leurs primes. Et, comment payer ces primes quand l'effectif, sans planification ni vision, est passé de 350 à 800 agents?
Alors que le Chef de l'Etat met un point d'honneur sur la politique sociale, socle de sa vision bâtie sur "Le peuple d'abord", la gestion de Justin Luemba Makoso, dresse le lit de son échec, tant elle est bien ficelée pour plomber le social des Ne-Kongo.