Kabundgate: Quand le trafic d'influence l'emporte sur le bon sens [Édito ]

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Jean-Marc Kabund, premier vice-président de l'Assemblée nationale
Jean-Marc Kabund, premier vice-président de l'Assemblée nationale

Par la rédaction

Les épisodes de la série Kabund retiennent de plus en plus l'attention tant en interne qu'à l'extérieur du pays.

De part et d'autres, face à la réalité des faits, les excès de zèle ont fini par prendre le dessus et ont fait payer un lourd tribut dans un sens comme dans l'autre.

Vouloir ou pas, les responsabilités sont partagées à bien scruter l'origine des faits.

Pourtant, le bon sens aurait suffi pour qu'on n'en arrive pas au stade actuel de la tournure pris par les événements. 

Tout part d'un véhicule identifié à celui de la nièce du Chef de l'État qui roule dans un sens contraire à Kinshasa, gênant ainsi la circulation, alors qu' il ne s'agit ni d'un cortège présidentiel, ni d'une ambulance, encore moins d'un dispositif de la police anti-incendie pour justifier un tel fait. 

 *le bon sens aurait suffi à prévenir l'hémorragie* 

Il aurait suffi d'un petit geste pour que la situation s'envenime au point même de semer la zizanie au plus haut niveau dans la gestion de la res publica. Les éléments commis à la garde de Kabund qui se sont faits justice sans qualité, allant jusqu'à désarmer un élément de la garde républicaine commis à la sécurité de la nièce du Chef de l'État tout en l'acheminant à l'auditorat militaire. Ce qui apparaît comme une provocation. Pire, les éléments de Kabund n'en sont pas à leur premier forfait, comme le témoignent certains observateurs.

Comme si cela ne suffisait pas, la garde républicaine qui s'est sentie humiliée face à des éléments de la police non qualifiés à la suite d'une interpellation d'un des leurs, a procédé à une descente Manu militari à la résidence de l'homme fort de Kingabwa pour des sanctions à la hauteur des faits commis.

Là encore, le bon sens aurait prévenu l'hémorragie. 

La résidence du 1er vice-président de l'Assemblée Nationale a été présentée comme vandalisée mais de l'avis d'un criminologue, il s'agit nettement d'un scénario monté de toutes pièces.

Après avoir minutieusement scruté sous un oeil d'expert le cas de la résidence vandalisée du Premier-vice président de l'Assemblée, un criminologue confie à notre rédaction son observation et avis techniques.

Sous le sceau de l'anonymat, le criminologue commence au préalable par poser une hypothèse sceptique : 

La GR était venue vandalisée ou mettre en désordre le salon ? Surtout qu'aucune photo ne montre les traces des chaussures ou la présence de ces éléments au salon et en pleine vandalisation ;

En outre :

- aucune casse sérieuse remarquée, seulement un désordre dans le classement des meubles ;

- aucune trace des boots sur le sol ;

- sur les images, l'on peut bien voir que les livres ont été sciemment ôtés de l'armoire et classés l'un après l'autre sur le sol afin d'évoquer un sabotage ;

- le réflexe humain d'un militaire en colère pendant son sabotage serait de renverser l'armoire et non prendre le temps de jetter des bouquins ;

- des chaises plutôt renversées, d'autres quittant la salle à manger jusqu'au salon mais sans qu'aucune chaise ne soit cassée ;

- l'écran LCD renversé mais pas endommagé ; également pour quelques cadres des photos vitrés mais intacts sur les murs.

Le vandalisme ou le sabotage, de surcroît par des GR en colère, doit faire référence à la destruction et non au désordre de classement des meubles. Fort probable que la scène du crime soit orchestrée par la famille ou par le conseil des avocats de Jean Marc Kabund afin de surenchérir la situation et bien faire asseoir une poursuite judiciaire.