Présidentielle 2023 : "Il ne serait pas de bon augure d'exclure un fils par des arguments non pertinents" (les autorités traditionnelles)

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De gauche à droite, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi
De gauche à droite, Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi

Par Stentor 

Dans un contexte électoral où chaque candidat à la Présidentielle tire le drap de son côté, l'Alliance Nationale des Autorités Traditionnelles du Congo (ANATC) brise le silence pour inviter la Cour Constitutionnelle à analyser les dossiers des candidatures selon les normes et non d'après les intérêts mesquins des candidats.

Dans sa déclaration rendue publique ce mardi 24 octobre, l'ANATC exhorte la Cour Constitutionnelle à privilégier l'équité et l'objectivité dans le traitement des dossiers des candidats à toutes les élections en général et à l'élection présidentielle en particulier. 

"Il ne serait donc pas de bon augure d'exclure une fille ou un fils à cette compétition par des arguments insidieux et non pertinents, ce qui compromettrait la cohésion nationale et le vivre-ensemble... En tant que parents, nous serons très heureux de voir les filles et fils de notre pays concourir à tous les échelons des prochains scrutins de manière inclusive et transparente.", a fait savoir cette structure des autorités traditionnelles avant de saluer la publication par la CENI de la liste des candidatures recevables à l'élection présidentielle. 

Cette sortie médiatique des autorités traditionnelles intervient au moment où Seth Kikuni, candidat à la présidentielle, sollicite auprès de la Cour Constitutionnelle, l'invalidation de la candidature de Félix Tshisekedi pour deux motifs majeurs : défaut de qualité et fraude à la loi. Et quelques jours plutôt, le greffe de la Cour constitutionnelle a été saisi d'une requête en invalidation de la candidature de Moïse Katumbi, président du parti politique Ensemble pour la République.

Mardi 24 octobre 2023 - 13:00