Etat des lieux des entreprises publiques en RDC : le ministre Jean-Lucien Bussa appelle à une gestion orthodoxe axée sur les résultats !

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Le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa Tongba
Le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa Tongba

Par Serge Mavungu 

Le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa Tongba, a, au cours d'un briefing co-animé avec son collègue de la Communication et des Medias, Patrick Muyaya Katembwe, mardi 14 septembre, à la salle de presse de la RTNC 3, fait un diagnostic du portefeuille de l'état : dans quel état se trouvent ces entreprises ? Quelle thérapie proposer ? Quel profil pour les mandataires de l'État ? Et, enfin, la disparité dans les rémunérations des mandataires de l'État. 

Par rapport au diagnostic, le ministre Jean-Lucien Bussa note un problème de manque de performance dans l'ensemble de ces entreprises.

À en croire les statistiques de trois dernières années, la quasi-totalité de ces entreprises ont enregistré des résultats négatifs. Cela se reflète par une gouvernance acceptable, mais en même temps une gestion moins orthodoxe, non axée sur les résultats.

Autre constat pas de moindre, les investissements stratégiques ne sont pas à la place qu'il faut. Très peu d'investissements stratégiques ne sont liés au corps du métier du taux d'exploitation de ces entreprises.

Ainsi, les dettes sociales sont énormes: dette fiscale, dette financière, la liste n'est pas exhaustive.

On note aussi que beaucoup de ces entreprises sont plombées, à cause de jugement inique et de saisies intempestives de comptes et du patrimoine.

Les textes qui gèrent ces entreprises de l'État, a-t-il ajouté, ne sont pas respectés. Il y a un déficit criant du management.

Une lumière à côté de ce tableau sombre, on note en même temps que le patrimoine de ces entreprises est immense. Au-delà de ces difficultés, ce potentiel peut être exploré et exploité. Pour ce faire, Jean-Lucien Bussa a pris des mesures drastiques, pour renverser la tendance. 

Parmi ces mesures drastiques figure, notamment, la révision à la baisse des avantages sociaux des mandataires publics. À cela s'ajoutent les compétences particulières et spécifiques dont devront disposer ces mandataires, pour assumer avec professionnalisme et discernement les fonctions leur confiées. Le tout doit être couronné par l'amélioration d'une bonne gouvernance, avec la mise en place d'une gestion axée sur les résultats, ainsi que des investissements stratégiques.

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Mardi 15 octobre 2024 - 08:16