Par Grevisse Tekilazaya
Le refus du mouvement terroriste du M23 de prendre part aux négociations directes à Luanda avec le Gouvernement congolais, sous médiation angolaise, est diversement interprété. Jean-Marc Châtaigner, diplomate de l'Union européenne, estime qu'il s'agit d'un prétexte pour échapper à la pression de la négociation diplomatique.
Car, à en croire ce haut représentant de l'UE, il n’y a aucun rapport entre les sanctions et les négociations, "Les sanctions de l’Union européenne n’interdisaient nullement l’accueil en Angola d’une délégation du mouvement rebelle M23. C’est un mauvais prétexte pour échapper à la pression de la négociation diplomatique pour trouver une solution de paix en RDC", fait remarquer Jean-Marc Châtaignier.
Dans un communiqué publié lundi 17 mars, le mouvement rebelle a dénoncé les sanctions imposées par l’Union européenne à plusieurs de ses dirigeants, estimant qu’elles compromettent le dialogue et rendent impossibles les négociations.
Malgré ce désistement à la dernière minute, Kinshasa a confirmé la présence de ses experts aux négociations à Luanda. Les autorités de la RD-Congo ont vivement salué ses sanctions contre plusieurs personnalités du M23/ AFC.