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Crise institutionnelle au Kongo-Central : les dessous d'une déstabilisation signée Shabani Lukoo et André Wameso

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Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo André Wameso.
Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo André Wameso.

Par la Rédaction

La tension monte dangereusement au sein de l’Assemblée provinciale du Kongo-Central. Des députés provinciaux, accompagnés de plusieurs notables locaux, accusent ouvertement le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, d’être à la manœuvre d’un plan visant à désorganiser les institutions provinciales pour y placer des hommes de confiance.

Ces accusations, lourdes de conséquences, font état d’un projet orchestré en deux phases : renverser d’abord le Bureau de l’Assemblée provinciale, avant de s’attaquer au gouvernorat. Les moyens mis en œuvre seraient, selon les dénonciateurs, financiers et institutionnels, avec un recours supposé à la corruption pour acheter le soutien d’un bloc de députés.

Le VPM Shabani Lukoo, censé garantir la stabilité des provinces, agit comme un véritable pyromane institutionnel”, dénonce un député provincial de Matadi sous couvert d’anonymat, avant d'ajouter : “Il tente d’imposer un Bureau d’âge pour renverser l’ordre établi. Ce coup de force ne passera pas.

André Wameso, haut cadre de l’administration publique, est quant à lui soupçonné d’avoir libéré d’importantes sommes d’argent pour faciliter ces manœuvres. Si ces faits sont avérés, ils placeraient l’institution financière qu’il dirige au cœur d’un scandale politico-financier inédit.

Un appel pressant au chef de l’État

Face à cette situation explosive, les appels à l’intervention du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo se multiplient. Les élus et dignitaires du Kongo-Central demandent que des sanctions fermes soient prises à l’encontre des responsables présumés de ces dérives.

Le chef de l’État ne peut rester indifférent. Il est temps de rappeler à l’ordre ceux qui, sous couvert d’autorité, compromettent la stabilité de nos institutions”, martèle un notable de Boma.

Dans une province déjà fragilisée par des tensions sociales et politiques récurrentes, cette nouvelle crise fait craindre une escalade aux conséquences imprévisibles. Le risque de troubles graves n’est pas écarté si une réponse rapide et forte n’est pas apportée au plus haut niveau.

Alors que le pays s’apprête à aborder des échéances électorales importantes, les enjeux de contrôle des provinces prennent une dimension stratégique pour les acteurs politiques nationaux. Mais pour la population du Kongo-Central, la ligne rouge semble franchie.

Nous ne sommes pas le laboratoire d’ambitions personnelles. La paix ici n’a pas de prix”, conclut un député de la majorité.

La balle est désormais dans le camp de la présidence, appelée à trancher entre loyauté gouvernementale et impératif de stabilité. Dans l’attente, le Kongo-Central retient son souffle.

Mercredi 1 octobre 2025 - 22:23