Par Denise Kyalwahi
La ville de Beni s’est réveillée sous une forte tension, la matinée de ce jeudi 7 mai 2026, au lendemain d’un nouveau massacre attribué aux combattants des Allied Democratic Forces (ADF), ayant fait au moins 24 morts dans plusieurs villages du secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni, au Nord-Kivu.
Dès les premières heures de la matinée, une marche de colère organisée par les étudiants dénonçant la persistance des violences armées dans la région. Des mouvements de protestation ont été observés dans plusieurs quartiers de la ville, avec des barricades érigées notamment sur le boulevard Nyamwisi et la rue Sivirwa, dans le quartier Matonge. Cette situation de désolation a perturbé la circulation ainsi que les activités quotidiennes.
Les forces de l’ordre sont venues pour disperser les manifestants rassemblés au rond-point ENRA. Selon plusieurs témoins, des étudiants ont été interpellés lors de ces opérations, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué.
Cette mobilisation fait suite à une attaque meurtrière survenue dans la nuit de mercredi au mercredi 6 mai 202, dans le secteur de Beni-Mbau. Les villages de Manzumbu, Musangwa, Wasafi et Mangambo, situés à plus de 40 kilomètres d’Oïcha, ont été ciblés par des assaillants présumés ADF qui ont fait irruption en pleine nuit et s’en sont pris à des civils dans leurs habitations. Après leur opération, les assaillants se seraient repliés vers la forêt environnante.
La Représentation des Étudiants du Congo (REC), section de Beni a annoncé la suspension des activités académiques dans les institutions supérieures de la ville jusqu’à l’inhumation de leur camarade également victime de cette attaque.