Par la Rédaction
Un éléphant a été abattu dans le Parc National des Virunga, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, par des hommes armés assimilés aux rebelles de l’AFC/M23. L’information est contenue dans un communiqué publié, ce jeudi 8 mai 2026, par l’organisation Terre et Avenir RDC (TARDC), qui condamne fermement cet acte qu’elle qualifie d’atteinte grave à la biodiversité et aux efforts de conservation de la faune sauvage en République démocratique du Congo.
Le drame s’est produit dans le quartier Bogoti, situé dans la pêcherie de Nyakakoma, en groupement de Binza, territoire de Rutshuru. Selon les informations relayées par la TARDC, l’animal avait quitté son habitat naturel pour se rapprocher des zones habitées avant d’être abattu par des éléments armés présents dans cette partie du Parc National des Virunga.
Dans son communiqué, l’organisation explique que les auteurs auraient pu alerter les écogardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), afin de permettre la réorientation de l’éléphant vers son milieu naturel. Au lieu de cela, souligne la TARDC, les hommes armés ont choisi d’abattre l’animal, dans un acte jugé contraire aux principes de protection de l’environnement et de conservation des espèces sauvages.
L’organisation environnementale estime que cet incident vient s’ajouter à une série d’autres atteintes contre l’environnement enregistrées dans plusieurs zones sous l’emprise des groupes armés. Elle cite notamment la coupe abusive d’arbres et d’autres pratiques destructrices qui menacent l’équilibre écologique dans cette région de l’Est de la RDC, déjà fragilisée par l’insécurité persistante.
Pour la TARDC, ces actes ont des conséquences importantes sur le climat et sur la préservation des ressources naturelles du pays. L’organisation avertit que la destruction progressive de l’écosystème dans le Parc National des Virunga risque d’aggraver les effets du changement climatique et de compromettre l’avenir environnemental des générations futures.
Elle rappelle également que le parc fait partie des patrimoines écologiques les plus importants d’Afrique et du monde. Face à cette situation, Terre et Avenir RDC appelle les autorités compétentes, les partenaires environnementaux ainsi que les acteurs étatiques et non étatiques à renforcer les mécanismes de protection des aires protégées. L’organisation insiste sur la nécessité d’assurer une meilleure protection de la faune sauvage et de soutenir davantage les initiatives de conservation dans les zones affectées par les conflits armés.
Enfin, la TARDC demande que les auteurs de cet acte soient identifiés et traduits en justice conformément aux lois de la République et aux engagements internationaux relatifs à la protection de l’environnement et de la biodiversité. À travers ce communiqué, l’organisation veut attirer l’attention sur les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes congolais dans un contexte marqué par l’insécurité et l’exploitation illégale des ressources naturelles.