« Quand on échoue, on démissionne » : François Nzekuye accuse Tshisekedi d’« échec » sécuritaire et rejette toute idée de troisième mandat

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François Nzekuye Kaburabuza, député national honoraire de la circonscription électorale de Rutshuru
François Nzekuye Kaburabuza, député national honoraire de la circonscription électorale de Rutshuru

Par Prosper Buhuru

Le député national honoraire François Nzekuye Kaburabuza, cadre du PPRD, a vivement critiqué, ce jeudi 7 mai 2026, les récentes déclarations du Président de la République Félix Tshisekedi sur la guerre dans l’Est de la RDC, la tenue des élections de 2028 et l’éventualité d’un troisième mandat.

Dans un message publié sur le réseau X, l’ancien député a accusé le chef de l’État d’avoir échoué à restaurer la sécurité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, rappelant une ancienne promesse présidentielle selon laquelle son mandat serait considéré comme un échec si la paix n’était pas rétablie dans l’Est du pays.

« "Si la sécurité n'était pas rétablie dans l'Est de la RDC, mon mandat serait considéré comme un échec", disait le Roi des promesses non tenues. En politique, quand on échoue, on démissionne ; on ne change pas la constitution pour se maintenir au pouvoir, ni ne demande un autre mandat illégitime et anticonstitutionnel au Peuple », a écrit François Nzekuye Kaburabuza.

Cette réaction intervient au lendemain de la conférence de presse animée par le Président Félix Tshisekedi, au cours de laquelle il a estimé qu’il serait impossible d’organiser les élections générales de 2028 sans les territoires sous occupation dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne pourra organiser les élections en 2028. On ne peut pas organiser les élections sans le Nord et le Sud-Kivu. On ne peut pas organiser les élections sans les parties occupées », a déclaré le chef de l’État, lors de la conférence de presse du 6 mai 2026.

Au cours du même échange avec la presse, Félix Tshisekedi n’a pas exclu la possibilité d’un troisième mandat présidentiel, affirmant qu’il pourrait l’envisager « si le peuple le lui demande ». Une déclaration qui continue d’alimenter le débat politique dans le pays, alors qu’un projet de révision de la Constitution fait également l’objet de discussions au sein de la classe politique congolaise.

Les propos du cadre du PPRD traduisent ainsi la montée des tensions politiques autour des questions sécuritaires, électorales et constitutionnelles, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle.

Jeudi 7 mai 2026 - 07:33