Par Patrick Kitoko
L’opposant congolais Seth Kikuni a vivement réagi aux récentes déclarations du président Félix Antoine Tshisekedi concernant l’organisation des prochaines élections générales prévues en 2028.
Dans une prise de position au ton particulièrement ferme, Seth Kikuni a accusé le chef de l’État de vouloir compromettre le processus démocratique en évoquant une possible dérive autoritaire.
“Si Félix Tshisekedi menace de confisquer 2028 par la guerre, les oppositions (armée et non armée) n'auront qu'un seul chemin : franchir le Rubicon et jeter les dés”, a-t-il déclaré.
Cette déclaration, aux accents historiques et symboliques, fait référence à une décision irréversible, soulignant la gravité de la situation selon l’opposant. Seth Kikuni semble ainsi appeler à une mobilisation générale des forces d’opposition, qu’elles soient politiques ou autres, face à ce qu’il perçoit comme une menace contre l’ordre constitutionnel.
Du côté du pouvoir, les propos du président Tshisekedi sur l’organisation des élections n’ont pas encore fait l’objet d’une clarification officielle suite à cette réaction. Toutefois, le climat politique reste marqué par une méfiance croissante entre la majorité au pouvoir et les différentes composantes de l’opposition.
À l’approche de 2028, ces tensions pourraient raviver les débats sur la transparence électorale, le respect des institutions et la stabilité du pays, dans un contexte où la République Démocratique du Congo demeure confrontée à des défis sécuritaires et politiques majeurs.