Par Patrick Kitoko
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a déclaré mercredi devant la presse qu’il n’avait pas lui-même sollicité un troisième mandat à la tête du pays. Il a toutefois laissé entendre qu’il pourrait reconsidérer sa position si une telle demande émanait du peuple congolais.
« Je n’ai pas sollicité un 3e mandat, mais si le peuple veut un 3e mandat, je l’accepterai », a-t-il affirmé. La déclaration a immédiatement suscité de nombreuses réactions sur la scène politique nationale.
Un débat relancé
Ces propos interviennent alors que les débats s’intensifient autour de l’avenir politique du pays et du respect des dispositions constitutionnelles. Certains y voient une ouverture à une éventuelle révision ou réinterprétation des règles en vigueur. D’autres appellent à la vigilance pour préserver l’ordre démocratique.
Réactions de l’opposition et de la société civile
Du côté de l’opposition et de la société civile, les réactions n’ont pas tardé. Plusieurs acteurs politiques rappellent que la Constitution congolaise limite strictement le nombre de mandats présidentiels à deux. D’autres estiment que la priorité doit rester centrée sur les défis socio-économiques et sécuritaires du pays.
Pour l’heure, aucune démarche officielle n’a été engagée en vue d’une modification constitutionnelle. Mais cette prise de position du chef de l’État relance le débat sur le pouvoir et l’alternance démocratique en République démocratique du Congo.