Par Patrick Kitoko
Lors d’un point de presse tenu ce mercredi à Kinshasa, le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, s’est exprimé sur la question sensible de la Constitution, insistant sur la nécessité d’un débat national sérieux et responsable.
Face aux professionnels des médias, le chef de l’État a affirmé qu’aucune question d’intérêt national ne devait être « confisquée, caricaturée ou interdite de réflexion ». Toutefois, il a tenu à rappeler que toute discussion portant sur les institutions doit se faire avec « sérieux, transparence et méthode », dans le respect strict de l’État de droit.
Félix Antoine Tshisekedi a mis en garde contre toute tentative de manipulation ou de récupération politique autour de ce sujet, soulignant que la Constitution ne saurait être considérée comme « un instrument de circonstances » ni « un objet de convenance ».
Selon lui, elle constitue avant tout « le pacte fondamental » qui régit la vie nationale, garantit l’équilibre institutionnel et assure la stabilité du pays.
Le président a également insisté sur la responsabilité collective dans la conduite du débat constitutionnel.
« Y toucher ou même en débattre exige de l’écoute, de la rigueur et un sens élevé de l’intérêt national », a-t-il déclaré.
En conclusion, Félix Tshisekedi a appelé à privilégier l’unité sur les enjeux essentiels, tout en encourageant une gestion responsable des divergences et une plus grande maturité dans les échanges politiques.
Un message qui intervient dans un contexte où les discussions autour des réformes institutionnelles suscitent de vifs débats au sein de l’opinion publique congolaise.