Par Patrick Kitoko
Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé publiquement des regrets après avoir évoqué par le passé la possibilité d’une confrontation militaire avec le Rwanda « à la moindre escarmouche ».
S’exprimant devant la presse ce mercredi à Kinshasa, le chef de l’État a reconnu que ses déclarations n’avaient pas tenu compte de la réalité des capacités militaires du pays. Selon lui, il n’avait pas été correctement informé de l’état réel des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), qu’il décrit aujourd’hui comme fragilisées et insuffisamment préparées pour un tel scénario.
« Je ne savais pas que l’armée était décomposée, faible et désorganisée pour oser faire la guerre dans ce cas-là », a-t-il déclaré.
Le Président a également affirmé avoir découvert après coup l’ampleur des dysfonctionnements internes et le niveau d’infiltration présumé au sein des services de défense et de sécurité.
« Il y a des réalités qui nous ont été cachées au sujet de l’armée et de nos services de sécurité », a-t-il insisté.
Dans des propos particulièrement marquants, le chef de l’État a dénoncé la condition de certains militaires au moment de son arrivée au pouvoir, affirmant que « les soldats étaient comme des “clochards” », une expression qu’il a répétée pour souligner, selon lui, la gravité de la situation héritée.
Les propos du Président devraient susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, notamment sur la gestion des forces armées et des services de sécurité.