Par Patrick Kitoko
Dans une déclaration ferme, l’opposant congolais Claudel Lubaya a dénoncé toute tentative de justification politique visant à contourner les dispositions de la Constitution de la République Démocratique du Congo, notamment en matière de mandat présidentiel.
Sous le slogan « Ni mission, ni troisième mandat », l’ancien député a estimé qu’aucune invocation de la volonté populaire ne saurait légitimer une violation du texte fondamental du pays.
Selon lui, la Constitution « organise exclusivement les modalités de sa révision, et non celles de sa transgression », rappelant que toute démarche contraire pourrait relever de la haute trahison.
Claudel Lubaya souligne que la Constitution congolaise encadre strictement ses propres mécanismes de révision à travers son article 218, tout en imposant un devoir de protection de la loi fondamentale (article 64). Il rappelle également que certaines dispositions sont explicitement intangibles, conformément à l’article 220, et ne peuvent faire l’objet d’aucune modification, quelle que soit la justification avancée.
Dans son argumentaire, l’opposant insiste sur la responsabilité des autorités publiques, avertissant que toute violation intentionnelle des dispositions constitutionnelles peut être assimilée à une haute trahison, en référence aux articles 164 et 165.
Cette prise de position intervient après une conférence de presse du Président Tshisekedi, pendant laquelle plusieurs questions d’actualité, dont celles liées à la révision de la Constitution ont été abordées, dans un contexte politique marqué par des débats récurrents autour du respect des limites constitutionnelles des mandats et des interprétations possibles de la volonté populaire dans la gouvernance du pays.