Par Serge Mavungu
La capitale congolaise accueille cette semaine le 40ᵉ Congrès international de la SARAF -Société d’anesthésie réanimation d’Afrique francophone- couplé au 5ᵉ Congrès de la SARDC -Société d’anesthésie réanimation de la République démocratique du Congo-. L’événement, organisé pour la troisième fois à Kinshasa, réunit des experts venus de tout le continent et d’ailleurs pour débattre des défis et des perspectives de cette spécialité médicale essentielle.
Présent à la deuxième journée des travaux, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a salué un "symbole fort d’unité, de partage du savoir et d’engagement collectif pour une médecine plus humaine, plus sûre et plus équitable".

Dans son allocution prononcée au Fleuve Congo Hôtel, le ministre de la Santé publique et Prévoyance sociale en RDC, Roger Kamba, a mis en lumière le rôle "souvent discret mais essentiel" des anesthésistes-réanimateurs, rappelant leur contribution en première ligne, notamment durant la pandémie de Covid-19. Le thème de cette édition "Anesthésie-réanimation en Afrique face aux défis du futur : innovation, durabilité et équité" s’inscrit, selon lui, dans la dynamique de réforme menée par le Gouvernement congolais.

"Nos systèmes de santé doivent aujourd’hui s’adapter à un monde en mutation rapide : les technologies médicales évoluent, les exigences de qualité augmentent et nos populations aspirent à des soins accessibles et modernes", a déclaré le ministre.
Reprenant la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Roger Kamba a réaffirmé que la Couverture Santé Universelle (CSU) reste une priorité nationale. Elle repose, a-t-il rappelé, sur le principe "qu’aucun congolais ne doit être privé de soins par manque de moyens".
Pour concrétiser cette ambition, plusieurs initiatives structurantes sont en cours. C'est entre autres, le déploiement du service national d’urgences "Étoile Bleue", l’investissement dans la formation continue du personnel médical, la numérisation des systèmes hospitaliers, et la mise à niveau des plateaux techniques.
Le ministre a souligné que l’expertise des participants au congrès demeure "cruciale" pour garantir la qualité, la sécurité et la dignité des soins offerts à la population congolaise.
À cette occasion, Roger Kamba a lancé un appel à la solidarité scientifique et médicale africaine, plaidant pour un renforcement des liens et une mutualisation des expériences entre institutions du continent.
"Les défis de demain, qu’il s’agisse des pandémies, du changement climatique ou de la pénurie de personnel médical exigent des réponses concertées et continentales", a-t-il insisté.
Le ministre a, enfin, formulé le vœu que, les assises de Kinshasa débouchent sur des "échanges fructueux, des découvertes enrichissantes et des résolutions fortes pour une anesthésie-réanimation africaine moderne, durable et équitable".