Par Gloire Balolage
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom, a confirmé ce vendredi 15 mai la mobilisation de l’organisation face à un nouveau foyer de la maladie à virus Ebola détecté dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Cette annonce intervient alors que les autorités sanitaires renforcent leur vigilance face à cette nouvelle résurgence du virus dans une région déjà confrontée à plusieurs défis sanitaires.
Selon les précisions fournies par le patron de l’OMS, treize cas ont été officiellement confirmés par l’Institut national de recherche biomédicale, basé à Kinshasa. Cette confirmation scientifique fait suite à un premier signalement reçu le 5 mai, marquant le début d’une nouvelle alerte épidémiologique dans le pays.
Les premiers échantillons analysés sur le terrain avaient pourtant donné des résultats négatifs, retardant ainsi la confirmation de la présence du virus. Cependant, des analyses complémentaires réalisées en laboratoire par l’INRB ont finalement permis d’établir la positivité des cas, confirmant ainsi le retour du virus Ebola dans cette partie du territoire congolais.
Face à cette situation, l’OMS a rapidement activé son mécanisme de réponse d’urgence. Des experts ont déjà été déployés sur le terrain, accompagnés de matériel médical destiné à renforcer la prise en charge et les capacités de riposte dans la province touchée, notamment à Bunia, chef-lieu de l'Ituri.
Dans le cadre de cette mobilisation, le Dr Tedros a également annoncé le déblocage immédiat de 500 000 dollars américains issus du Fonds de réserve de l’organisation pour les situations d’urgence. Ce financement vise à soutenir les premières opérations de riposte, notamment la surveillance sanitaire, la prise en charge des cas et le renforcement des dispositifs de prévention.
Cette nouvelle flambée constitue le 17e épisode de la maladie à virus Ebola recensé en République démocratique du Congo depuis la découverte du virus en 1976. Il s'agit d'une nouvelle épreuve sanitaire pour le pays, où les autorités et leurs partenaires internationaux tentent de contenir rapidement la propagation afin d’éviter une crise sanitaire de plus grande ampleur.
Dans un communiqué publié conjointement depuis Addis-Abeba et Kinshasa, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) indique travailler avec le gouvernement congolais, les autorités sanitaires et plusieurs partenaires internationaux afin de soutenir une réponse rapide et coordonnée face à cette nouvelle alerte sanitaire.
L'Africa CDC exprime sa préoccupation face au risque élevé de propagation de la maladie en raison de plusieurs facteurs : les mouvements de populations entre les zones affectées et les pays voisins, la mobilité liée aux activités minières, l’insécurité persistante et les difficultés dans l’identification des contacts.