Par Don Benjamin Makolo
Après la controverse suscitée par sa phrase « Akolia mbuma », Barnabé Milinganyo est de nouveau au centre de l’actualité politique congolaise. Le cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et membre de la coalition du Front commun pour le Congo (FCC) s’en est pris frontalement au président de la République, Félix Tshisekedi, dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
Dans cette sortie médiatique, Barnabé Milinganyo affirme que sa famille politique reste ouverte à un dialogue politique inclusif, mais pose une condition majeure : l’exclusion du chef de l’État de toute discussion directe.
« Nous voulons un dialogue avec tout le monde, sauf avec monsieur Félix », déclare-t-il, estimant que le président n’aurait, selon lui, « plus rien à proposer » au pays.
L’ancien Kadogo précise que Félix Tshisekedi pourrait être représenté par des membres de son entourage politique, citant notamment les secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, ou « n’importe qui d’autre ». Il ajoute que le président serait désormais « rattrapé par le temps », l’exhortant à se concentrer sur la préparation des prochaines élections, qu’il qualifie d’« élections constitutionnelles ».
Les propos les plus controversés concernent la question du processus électoral. Barnabé Milinganyo avertit que si ces élections ne sont pas organisées, « les autres peuvent s’occuper de lui brutalement », une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions.
Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte politique tendu en RDC, marqué par des débats sur la gouvernance, le dialogue politique et l’organisation des élections. Rappelons que Barnabé Milinganyo avait déjà été gracié par Félix Tshisekedi après avoir été condamné pour menaces et offense au chef de l’État.