RDC : Kinshasa et Bruxelles en concertation face à l’urgence sécuritaire à l’Est

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Le président de l'Assemblée nationale Aimé Boji Sangara lors d'une rencontre avec une délégation belge conduite par le représentant spécial du Royaume de Belgique dans le grands lacs, Marc Pecsteen
Le président de l'Assemblée nationale Aimé Boji Sangara lors d'une rencontre avec une délégation belge conduite par le représentant spécial du Royaume de Belgique dans le grands lacs, Marc Pecsteen

Par Patrick Kitoko

Le Président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a reçu une délégation belge conduite par le diplomate Marc Pecsteen, représentant spécial du Royaume de Belgique dans la région des Grands Lacs. Il était accompagné de l’ambassadrice Roxane de Bilderling. Les échanges ont principalement porté sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays.

Au cours de cette rencontre, la partie belge a salué les efforts déjà entrepris par les autorités congolaises, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d’un règlement pacifique de la crise. Elle a, dans le même temps, réaffirmé son attachement au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC.

Les diplomates belges ont également plaidé pour la tenue d’un dialogue interne inclusif, dans le strict respect de l’ordre constitutionnel et institutionnel. Selon eux, une telle démarche est essentielle pour favoriser la décrispation du climat politique et renforcer la cohésion nationale.

En réponse, le Président de l’Assemblée nationale a salué la position de la Belgique ainsi que son attitude depuis le début de la crise. Aimé Boji Sangara a réitéré la détermination du chef de l’État et du Gouvernement congolais, avec l’appui du Parlement, à œuvrer pour l’instauration d’une paix durable et définitive.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité du retrait des forces rwandaises des zones congolaises occupées, qu’il considère comme un préalable indispensable à toute résolution du conflit.

Selon lui, cette situation est notamment liée à des motivations économiques, évoquant des cas de pillage et d’exploitation illicite des ressources naturelles congolaises attribués au Rwanda.

Outre la question sécuritaire, les discussions ont également abordé les réformes économiques en cours ainsi que les efforts visant à améliorer le climat des affaires en RDC. Ces chantiers, ont souligné les deux parties, nécessitent une implication accrue du Parlement afin de soutenir le développement et la stabilité du pays.

Samedi 28 mars 2026 - 03:03