Par Patrick Kitoko
L’opposant congolais Moïse Katumbi a vivement réagi aux débats autour d’un éventuel changement de la Constitution en République Démocratique du Congo. Dans une déclaration ferme, il a mis en garde contre toute initiative visant à modifier la loi fondamentale, qu’il considère comme une atteinte directe à la souveraineté populaire.
“ S’attaquer à la Constitution, c’est s’attaquer au peuple ”, a-t-il martelé, insistant sur le fait que la Constitution incarne la volonté collective des Congolais et constitue le socle de l’État de droit.
Pour lui, toute tentative de révision dans un contexte politique tendu pourrait fragiliser davantage les institutions et compromettre les acquis démocratiques.
Le président de Ensemble pour la République a également invoqué l’article 64 de la Constitution, qui stipule que tout citoyen a le devoir de faire échec à toute prise de pouvoir par la force ou à toute violation des dispositions constitutionnelles. Il a appelé les Congolais à rester vigilants et à défendre les principes démocratiques face à ce qu’il perçoit comme une menace.
Cette prise de position intervient alors que des discussions, au sein de la classe politique, évoquent la possibilité de réformes constitutionnelles. Un sujet sensible qui suscite déjà de vives réactions dans l’opinion publique et au sein de l’opposition.
Dans ce climat, la déclaration de Moïse Katumbi pourrait raviver les tensions politiques et relancer le débat national sur le respect de la Constitution et les limites du pouvoir.