Par Serge Mavungu
Le ministre de la Santé Publique, Dr Samuel Roger Kamba, a lancé ce dimanche 13 avril 2026 la première édition nationale de la formation en prise en charge pré-hospitalière. Une initiative qui marque un tournant dans la réponse aux urgences en RDC, selon un communiqué parvenu ce lundi à la rédaction d’Opinion-info.CD.
Un constat alarmant
Dans son allocution, le Dr Kamba a rappelé la dure réalité du terrain. Il a cité le cas récent à Kinshasa d’une personne victime d’un malaise, décédée faute de soins rapides après avoir été bloquée dans les embouteillages. « Une situation loin d’être isolée », a-t-il insisté, pointant les insuffisances du système actuel. La mortalité extra-hospitalière, notamment liée aux accidents de circulation, est devenue l’une des principales causes de décès en milieu urbain.
Des gestes qui sauvent
La formation vise à doter médecins, infirmiers, sages-femmes, ambulanciers et secouristes de compétences standardisées : réanimation cardio-pulmonaire, administration d’oxygène, stabilisation des patients et protocoles d’intervention rapide. Le ministre a reconnu l’échec passé du projet SAMU, freiné par des contraintes techniques. Mais « les conditions actuelles permettent désormais des réformes concrètes », a-t-il affirmé.
Impliquer aussi la population
Au-delà des professionnels, le gouvernement veut vulgariser les techniques de premiers secours auprès du grand public via les médias. L’objectif : renforcer la capacité de réaction des citoyens avant l’arrivée à l’hôpital.
Cette première édition constitue le socle d’un futur système de sécurité civile et de réponse aux urgences en RDC. Par cette initiative, le Gouvernement réaffirme sa volonté de moderniser le système de santé pour donner à chaque citoyen « une meilleure chance de survie en situation critique ».