Par Grevisse Tekilazaya
Il ne restait plus que la réaction officielle du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, bien après le cap majeur franchi par la République Démocratique du Congo, pour sa toute première émission de l’eurobond. Au cours de la réunion du conseil des ministres présidé, mercredi 15 avril, le chef de l’État a salué ce qu’il présente comme un retour de la crédibilité de la République démocratique du Congo sur les marchés financiers internationaux. Il a, dès lors, appelé son Gouvernement à gérer ces ressources avec rigueur et responsabilité.
Cette opération, a indiqué le ministre des Finances Doudou Fwamba, consacre une nouvelle dynamique économique congolaise et renforce sa crédibilité auprès des investisseurs internationaux. D’un montant de 1,25 milliard USD, cette émission, au-delà de la performance financière, marque une étape importante dans le positionnement de la RDC sur la scène économique internationale, en tant qu’économie réformatrice, crédible et tournée vers l’avenir.
Structurée en deux tranches de maturité de 5 et 10 ans, avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,00 %, l’opération a rencontré un vif succès auprès des investisseurs internationaux. Le livre d’ordres a dépassé 5,3 milliards USD, soit une sursouscription de plus de quatre fois le montant initialement recherché, traduisant un regain de confiance des marchés envers l’économie congolaise.
Ce résultat est le fruit d’un travail acharné, d’une préparation rigoureuse et d’un engagement constant des équipes du Ministère des Finances. En amont de l’opération, plusieurs roadshows ont été organisés dans les principales places financières internationales, notamment à Washington, New York, Londres et Paris, permettant de présenter les réformes engagées et de renforcer la confiance des investisseurs.
Dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés, la RDC a su saisir une fenêtre d’opportunité favorable, en s’appuyant sur l’amélioration progressive de ses fondamentaux économiques. Les réformes engagées ont contribué à renforcer la stabilité macroéconomique, à améliorer la gouvernance et à consolider la discipline budgétaire.
Les ressources mobilisées serviront principalement à financer des projets d’infrastructures structurants, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie, en cohérence avec les priorités du Plan national stratégique de développement 2024–2028.