Breaking News

RDC : le 24 avril, Jean-Marc Kabund et l’Alliance pour le Changement soufflent deux bougies pour s’imposer dans l’opposition

Catégorie
Image
L'opposant Jean-Marc Kabund [photo d'illustration]
L'opposant Jean-Marc Kabund [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

Le 24 avril 2026, l’Alliance pour le changement (A.Ch.) de Jean-Marc Kabund coche deux cases à la fois. Un an depuis sa reconnaissance officielle par le ministère de l’Intérieur. Quatre ans d’existence, selon ses dirigeants. Un double anniversaire que le parti compte célébrer à Kinshasa, lors d’un meeting populaire ; histoire d’afficher sa montée en puissance sur la scène politique.

L’Alliance pour le Changement est née de la rupture avec Félix Tshisekedi. Elle s’est taillée une identité d’opposition claire, se réclamant de la social-démocratie et plaidant pour un « changement de gouvernance ». L’arrêté ministériel récemment obtenu change la donne pour Kabund : l’ère de l’informel est close, place à la légitimité institutionnelle. Ses équipes veulent transformer cette validation en dynamique politique.

Sur le terrain, Kabund donne le tempo. Depuis des mois, il enchaîne les prises de parole, les descentes dans la rue et les bras de fer avec le pouvoir. Son parcours fait partie du message : la prison, le retour en première ligne, puis la tête d’une coalition structurée. Il se pose en rupture avec une gestion qu’il rend responsable des ratés sociaux et sécuritaires, surtout dans l’Est.

Juin 2025 a marqué un tournant : Kabund officialise la Coalition de la gauche congolaise et se positionne comme alternative au régime actuel. L’attelage regroupe déjà une dizaine de partis et une quarantaine d’ONG et structures de la société civile. Objectif : montrer que l’A.Ch. dépasse son seul noyau et dispose de relais populaires et institutionnels.

Le fond du discours reste le même. Ancien vice-président de l’Assemblée nationale, Kabund martèle les thèmes de la justice sociale et de la sécurité. Héritier revendiqué d’Étienne Tshisekedi et ex-pilier de l’UDPS, il se présente en gardien des principes républicains. Il annonce des réformes majeures mais jure de préserver l’intégrité de la Constitution. Et il réclame un « dialogue inclusif » comme clé des crises qui s’éternisent.

Le but final ne change pas : faire de l’Alliance pour le changement un acteur qui compte, durablement. À Kinshasa et en provinces, le parti veut peser dans les rapports de force.

Étiquettes
Vendredi 17 avril 2026 - 20:35