Par Prosper Buhuru
L’École nationale d’administration (ENA) et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) ont franchi une nouvelle étape dans leur collaboration avec la signature, vendredi 5 juin 2026, à Kinshasa, d’un protocole d’accord destiné à renforcer les capacités des futurs cadres de l’administration publique congolaise en matière de droits humains et de gouvernance.
Scellé en présence de responsables institutionnels et de représentants du système des Nations unies, cet engagement vise à intégrer davantage les principes des droits de l’homme dans la formation des hauts fonctionnaires appelés à occuper des postes de responsabilité au sein de l’État.
À travers ce partenariat, les deux institutions entendent promouvoir une administration publique davantage soucieuse de l’éthique, de la redevabilité et du respect des droits fondamentaux. Les enseignements dispensés à l’ENA seront enrichis par des contenus relatifs notamment aux droits humains, à la justice transitionnelle, à l’égalité de genre ainsi qu’à la protection des groupes vulnérables.
Cette coopération prévoit également l’organisation d’activités académiques et professionnelles, notamment des conférences spécialisées, des séminaires et des sessions de formation animés par des experts nationaux et internationaux. Un accompagnement technique est également envisagé pour l’élaboration d’outils pédagogiques adaptés aux réalités administratives et juridiques de la République démocratique du Congo.
Pour les signataires, l’objectif est de contribuer à l’émergence d’une administration plus performante, capable de répondre aux attentes des citoyens tout en respectant les engagements internationaux du pays.
Prenant la parole au cours de la cérémonie, Tombola Muke a estimé que ce partenariat constitue un levier important pour l’accomplissement des missions confiées à l’établissement.
« Cette offre de partenariat va nous permettre de renforcer la réalisation des missions qui nous sont assignées par le gouvernement. Elle contribue également à la mise en œuvre du sixième engagement du chef de l’État relatif au renforcement de l’efficacité du service public », a-t-il déclaré.
De son côté, Patrice Vahard, Directeur pays du BCNUDH en RDC, a souligné que la promotion des droits humains au sein de l’administration constitue un élément essentiel pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Selon lui, la RDC doit démontrer qu’il est possible de transformer les situations de conflit à travers la promotion de valeurs fondées sur le respect de la dignité humaine et de la justice.
La cérémonie s’est achevée par la signature officielle du protocole d’accord, marquant ainsi le lancement d’une collaboration appelée à renforcer la place des droits humains dans la formation des futurs gestionnaires de l’État congolais.