Par Patrick Kitoko
Les tensions politiques s'intensifient après les sanctions américaines visant Joseph Kabila Kabange. La scène politique en République Démocratique du Congo connaît une nouvelle tournure. À la suite des récentes sanctions annoncées par les États-Unis, l'UDPS -Union pour la Démocratie et le Progrès Social-, parti au pouvoir, a durci le ton en réclamant désormais l'arrestation immédiate de l'ancien Président de la République.
Cette position a été exprimée par Augustin Kabuya, secrétaire général de l'UDPS, à l'issue d'une marche organisée, ce lundi 4 mai 2026, dans la capitale, Kinshasa. La mobilisation visait à afficher un soutien populaire aux mesures prises par l'administration américaine, perçues par les manifestants comme un levier de pression en faveur de la gouvernance et de la justice en RDC.
Dans la foulée, d'autres figures politiques présentes lors de cette manifestation ont également tenu des propos marquants.
Jean-Pierre Lisanga Bonganga a notamment déclaré : « Nous allons changer la Constitution », laissant entrevoir des ambitions de réformes institutionnelles profondes.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique déjà fragile, où les relations entre les différentes forces politiques restent tendues. L'appel à l'arrestation de Joseph Kabila et les perspectives de révision constitutionnelle pourraient accentuer les clivages et ouvrir une nouvelle séquence d'incertitude politique dans le pays.