Tribune : Kabila, la cible permanente d’un pouvoir en échec !

Catégorie
Image
Nharly Amisi, Coordonnateur du PPRD-Europe
Nharly Amisi, Coordonnateur du PPRD-Europe

Tribune de Nharly Amisi, Coordonnateur du Pprd-Europe

Depuis son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi a transformé le nom de Joseph Kabila en argument politique permanent. À chaque crise, à chaque scandale, à chaque échec du régime actuel, le même réflexe revient : accuser Kabila.

Insécurité grandissante à l’Est, à l’Ouest, au Nord comme au Sud du pays, explosion de la pauvreté, corruption persistante, violations répétées de la Constitution, recul de l’autorité de l’État et tensions institutionnelles : au lieu d’assumer pleinement ses responsabilités devant le peuple congolais, le pouvoir préfère fabriquer un ennemi politique permanent afin de détourner l’attention de ses propres faiblesses.

Après plusieurs années au pouvoir, continuer à gouverner dans l’ombre de Kabila révèle une réalité simple : l’absence de résultats concrets et l’incapacité à convaincre par le bilan.

Le plus troublant reste cependant la coïncidence entre les accusations publiques lancées par Félix Tshisekedi contre l’ancien président, Son Excellence Joseph Kabila, et les sanctions américaines annoncées ensuite contre ce dernier. Les mêmes accusations, les mêmes éléments de langage et les mêmes narratifs politiques semblent repris presque mot pour mot dans certaines décisions américaines.

Pour beaucoup de Congolais, cela ne ressemble plus à une simple coïncidence. Cela donne l’impression d’un agenda politique construit avec des soutiens extérieurs dans le but d’affaiblir un adversaire politique interne devenu gênant par son influence et sa popularité.

Pendant ce temps, les véritables problèmes du peuple restent sans solution. Les minerais stratégiques du Congo continuent d’attiser toutes les convoitises. Les contrats jugés léonins se multiplient. La souveraineté nationale semble progressivement sacrifiée sous le regard silencieux de certaines puissances occidentales.

Et pourtant, malgré les sanctions, malgré les campagnes politiques et malgré les pressions médiatiques, Joseph Kabila demeure une figure centrale du débat national. Pourquoi ? Parce qu’on ne combat pas une influence politique uniquement avec des sanctions étrangères ou des accusations répétées. On la combat par les résultats, la vision et la crédibilité.

Aujourd’hui, beaucoup de Congolais refusent que leur pays soit dirigé par la peur, la manipulation politique ou la désignation permanente de boucs émissaires. Le peuple veut des actes, pas des distractions politiques.

L’histoire retiendra une vérité : lorsqu’un pouvoir passe plus de temps à combattre son prédécesseur qu’à résoudre les souffrances de son peuple, c’est souvent parce qu’il redoute son propre échec.

Fait à Paris, le 13 mai 2026

Nharly AMISI KM

Coordonnateur PPRD / Europe

S.E.F PPRD / France

Jeudi 14 mai 2026 - 10:10