Par Serge Mavungu
Réunis à Kinshasa à l’initiative de la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, les représentants des personnes handicapées participent activement au processus de réflexion sur la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Du 16 au 18 juin, ils vont travailler en commissions afin d’identifier les dispositions jugées non conformes à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées et de formuler des propositions d’amendement.
Parmi leurs principales revendications figurent notamment la reconnaissance de la langue des signes comme cinquième langue nationale, la séparation du statut des personnes handicapées de celui des personnes du troisième âge, l’intégration du principe d’aménagements raisonnables, la cooptation dans certaines instances de décision, ainsi que la gratuité effective de l’enseignement de base adapté aux élèves en situation de handicap. Ils plaident également pour l’usage officiel de la terminologie « personne handicapée » dans tous les textes légaux.
La ministre Me Irène Esambo Diata a suivi les travaux de près, en vue de consolider les propositions dans un document unique qui sera transmis au Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata.
À l’issue de ce processus, les organisations concernées annoncent une campagne de plaidoyer pour renforcer la prise en compte de leurs droits dans la future Constitution et promouvoir une réforme plus inclusive.