Par Patrick Kitoko
Le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba, met en avant le dispositif de contrôle interne instauré au sein de l’entreprise pour prévenir et détecter d’éventuels actes de mauvaise gestion. Selon lui, le fonctionnement actuel de la SNEL repose sur une organisation hiérarchisée, dans laquelle les responsabilités sont clairement définies à chaque niveau, de la direction générale aux autres organes de gestion.
« Le fonctionnement actuel de l’entreprise est organisé par niveaux. Cela signifie qu’à chaque niveau, il y a une responsabilité bien définie, en partant de la direction générale », explique Teddy Lwamba.
▎La direction générale sous le contrôle du conseil d’administration
Dans cette architecture institutionnelle, la direction générale est notamment chargée de mettre en œuvre les décisions et les recommandations du conseil d’administration.
« La direction générale est chargée de mettre en exécution les décisions, mais aussi les recommandations qui émanent du conseil d’administration », précise le responsable de la SNEL.
Teddy Lwamba insiste sur le principe de séparation des responsabilités entre les différents organes de l’entreprise. Il estime que cette organisation permet d’éviter que la gestion de la société repose sur un seul niveau de décision.
▎« Un contrôle mutuel entre les différents organes »
Pour le directeur général, l’un des principaux garde-fous du système repose sur ce qu’il qualifie de « contrôle inter-organique ». Selon lui, ce mécanisme permet aux différents organes de la SNEL de contrôler mutuellement leurs actions.
« Aujourd’hui, j’estime que la gouvernance est la meilleure possible, car il existe un contrôle inter-organique, c’est-à-dire un contrôle mutuel entre les différents organes de gestion », affirme-t-il.
Cette approche implique que les éventuelles irrégularités de gestion peuvent être relevées grâce aux différents mécanismes de contrôle. Le conseil d’administration peut notamment formuler des réserves ou des observations sur la gestion de l’entreprise.
« Comment peut-on déceler une mauvaise gouvernance dans une entreprise ? Justement grâce à ces conseils qui contrôlent l’activité de gestion », souligne Teddy Lwamba.
▎La reconnaissance du risque d’erreur
Tout en défendant le dispositif en place, le directeur général de la SNEL reconnaît qu’aucune organisation n’est totalement à l’abri d’erreurs de gestion.
« Personne n’est à l’abri d’erreurs de gestion », admet-il, avant de mettre en avant les mécanismes instaurés pour permettre de les repérer et de les corriger.
Pour Teddy Lwamba, l’enjeu réside donc moins dans l’absence totale d’erreurs que dans la capacité des structures de gouvernance à les détecter et à contrôler la gestion.
Cette déclaration intervient dans un contexte où la gouvernance, la performance et la gestion des ressources de la SNEL constituent des enjeux majeurs pour l’amélioration de la desserte en électricité en République démocratique du Congo. La solidité des mécanismes de contrôle interne reste, à ce titre, un élément déterminant pour apprécier la transparence et l’efficacité de la gestion de l’entreprise.